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 Is this our last day on earth? [Dimitri]

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Liz Riley

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MessageSujet: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Sam 13 Déc - 0:07

    Elizabeth avait ouvert les yeux lorsqu'un rayon de soleil lumineux traversa la fenêtre pour se poser sur son visage. Elle s'étira de tout son long, puis se retourna sur le côté afin de faire dos à la lumière. Elle resta dans cette position pendant au moins dix minutes, semi-endormie. Dimitri n'était pas là, comme toujours et Lizzie en était bien contente. Enceinte depuis douze semaines, elle n'avait pas prit de ventre. Ce qui l'arrangeait, car elle cachait cette grossesse à tout le monde, mis à part Luna, depuis le tout début. Cette fois, elle ne voulait alerter personne, sachant très bien qu'elle perdait les bébés généralement autour de la quinzième semaine. Elle préférait garder le secret jusqu'à ce que sa grossesse soit visible. Si elle perdait l'enfant avant, au moins elle n'aurait pas causé de nouvelle déception à son mari. Si l'enfant tenait bon, mais qu'il mourrait dans son ventre, elle assumerait les coûts, comme toujours. Elle n'avait pas grand espoir de mettre au monde un pur-sang. Non pas qu'elle ne le désirait point, il s'agissait de son désir le plus cher, mais, avec le temps, après toutes ces déceptions, elle n'était plus optimiste. Bien sur, il y avait toujours une petite flamme dans son cœur qui continuait d'espérer, mais qui continuait aussi d'être blessée à chacun de ses échecs, tout comme son mari l'était. Bref, Lizzie était soulagée du fait que Dimitri ne soit jamais là à son réveil. Simplement parce qu'il n'était pas là pour la voir dans l'état nauséeux et comateux que sa grossesse lui apportait.

    Habituée à cette routine de nausée elle prit quelques grandes bouffées d'air, et se motiva enfin à se lever. La chose qui grandissait inutilement dans son ventre n'était pas le plus grand de ses soucis. La journée qui allait suivre allait être pénible en émotions. Elle devait donc être, ou paraître en forme et pour cela, il y avait beaucoup de travail à faire. Elle fit couler un grand bain aux huiles essentielles pour se détendre et pour faire relaxer son système qui travaillait terriblement fort pour maintenir son fils, ou sa fille, en vie. Elle flotta une vingtaine de minutes dans l'eau chaude en tentait de ne penser à rien, mais cela fut plus que pénible. Comment ne penser à rien lors de journées comme celle-ci? Le soir venu, il y aurait cette réunion. Dimitri devait rencontrer le chef de clan des Vampires afin de discuter d’une entente. Liz comprenait l’enjeu, elle savait que cette réunion pourrait sauver la situation, mais elle savait aussi que cela pourrait aussi aggraver les choses. Elle ne s’était jamais réellement frottée aux vampires et n’en connaissait que ce qu’on en disant. Dimitri semblait garder une forme de respect envers ces êtres, alors Liz respectait son opinion. Elle avait confiance en lui. Seulement, elle ne savait pas si elle pouvait avoir confiance en eux.

    Le fait était clair. Elle croyait d’avantage à une bonne conclusion qu’en une mauvaise. Peu de lycans y croyaient, mais Liz, oui. Cependant, elle pouvait toujours se tromper et ça elle en était totalement consciente. Et là, plusieurs questions émergeaient de cette hypothèse. Qui prendrait la relève s’il arrivait quelque chose à Dimitri? Probablement Marlon, mais arriverait-il à gérer tout ça? Puis, que lui arriverait-il à elle? Elle ne serait plus rien sans son mari. Elle n’avait jamais été confrontée à la violence, à la pauvreté, à la solitude, depuis qu’elle s’était liée à lui. La disparition de son amour finirait probablement de l’achever, elle n'aurait plus de raison de vivre et la seule chose qui lui resterait, son monde, s'écroulerait sous ses pieds. Elle se retrouverait sous les ordres d’un autre, on la trainerait peut-être même dans la boue. Les animaux impulsifs qu’étaient les loups-garous, si loyaux soient-ils ne répondent qu’à leur chef. Au moment ou Lizzie perdrait se titre, elle serait à la merci de ceux qui ne l’aimaient présentement pas. Puis, si, par le plus grand des miracles, son enfant naissait. Qu’adviendrait-il de lui? Elizabeth devait parler à Dimitri, elle être mise au courant de ses plans. Car elle savait très bien que son époux avait déjà fait le tour de ces problèmes lors de ses réflexions silencieuses, si fréquentes.

    Elle sortit du bain. Se regarda attentivement dans le miroir. Elle avait prit du poids. Sa poitrine était gonflée, ses cuisses aussi, son visage semblait sur le point de s'arrondir. C'était mauvais signe. Elle prit le soin de s’enduire le corps de lotion pour le corps parfumé. Elle tentait toujours de dissimuler son odeur, car Dimitri avait l’odorat bien assez développé pour sentir ses angoisses, voir même ses hormones qui devaient être dans le tapis ce jour-là. Elle choisit une robe, noire qui cachait ses nouvelles formes, enfila un châle bleu sur ses épaules et sortit de la maison. Elle savait que son mari aimait réfléchir près d’un grand saule qui se tenait droit et fier au beau milieu d’un champ. C’est là qu’elle trouva son époux, qui lui faisait dos et qui regardait au loin. Elle resta à près de trois mètres derrière lui, sans bouger.

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Dimitri Davidov

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Sam 13 Déc - 0:44

    Le regard obstinément posé sur le plafond, Dimitri n’observait finalement que le néant de l’obscurité qui habitait la chambre, et qui, désormais, représentait très exactement son état d’esprit perpétuel. Mais, cette nuit plus que toute autre, il se sentait en proie aux doutes, aux questions, aux tourments, au besoin de méditer sur tous les tenants et les aboutissants du passé, du présent, et de l’avenir. Proche ou lointain. Comme beaucoup de nuits, il passait visiblement celle-ci à veiller davantage qu’à sommeiller. Il avait au moins au lever du jour la sensation d’un quasi repos. D’ailleurs, c’était une vérité que l’on pouvait établir chez les lycans ; dites « créatures de la nuit », les lycans pouvaient cependant vivre aussi bien de jour. C’était un choix très souvent fait par les plus vieux loups-garous, tout simplement pour ne pas altérer la perception des humains, et surtout pour doubler – le plus souvent – les vampires. Cette nuit-là n’échappait pas à la règle, dans la mesure où elle était d’une rare importance. Du moins, jusqu’à celle à venir.

    S’arrachant à ses draps, Dimitri prit pourtant soin de ne point réveiller sa femme. Se retournant à demi, il posa sur elle un regard d’une rare tendresse. Bien sûr, ce n’était pas rare qu’il agisse ainsi. En fait, c’était même une sorte de rituel dont il ne s’épargnait pas la pénibilité chaque matin. Quand ses yeux pouvaient distinguer la silhouette de Liz dans l’obscurité, il se sentait en paix avec lui-même et presque en tête à tête avec la femme qu’il n’avait jamais cessé d’aimer. C’était une douceur éphémère, bien vite remplacée par la douleur de l’amertume, mais c’était aussi par là le meilleur moyen pour lui de s’assurer que, quoi qu’il advienne, quoi qu’il arrive, il ne tarissait jamais d’affection pour elle.

    Tournant les talons, il grogna néanmoins. S’il ne se permettait pas de rappeler à son épouse comme il aimait, c’était tout simplement parce qu’une part de lui était terriblement déçu et surtout déchiré. Cela avait été facile de lui pardonner, les premières fois, mais, maintenant, c’était toujours plus délicat, toujours plus blessant. Maintenant, il ne pouvait cautionner l’échec. En fait, ce n’était pas seulement une question de vie sentimentale, mais également de la globalité de ses fonctions. Avant d’être époux, il était chef de meute, et en tant que tel, ce jour était plus important – peut être – que celui où il pourrait devenir père.

    Il s’habilla négligemment, comme toujours. Le jour n’était même pas encore levé, et il espérait ainsi échapper à la visite de Jonas. Son élève était assidu, mais le cœur du vieux lycan n’y était pas. Aujourd’hui, la seule leçon qui serait dispensée se résumerait à « Ne jamais remettre au lendemain ce que de toute façon l’on doit faire le jour même. » Et encore, c’était peu dire. Cette trêve était déjà éreintante, ces tueries déjà effrayantes. Une entrevue avec pire que le Diable n’était guère recommandée, mais Dimitri savait qu’il n’avait pas le choix. Il n’y avait aucune autre solution satisfaisante, il n’y avait aucune autre échappatoire que le dialogue. Quand bien même le sang coulerait, il voulait pouvoir se dire qu’il avait tout essayé, tout fait plus précisément, pour éviter cet extrémisme. Trop de morts déjà. Il fallait identifier l’ennemi. Qu’il soit lycan, vampire ou autre, cela n’avait aucune importance. L’essentiel demeurait de préserver la meute, et, pour cela, il était prêt à tout, sans doute même à risquer sa vie en huit clos avec quatre vampires.

    Après plusieurs minutes d’errance, il retrouva le saule auquel il s’était accoutumé. Beaucoup de lycans lui connaissaient cette affection pour l’endroit, mais bien peu osaient s’y aventurer pour autant. Dimitri était certes un chef respecté mais que l’on jugeait souvent passif. Non, c’était bien vrai, en comparaison avec ses prédécesseurs, il était moins impulsif, il lançait moins d’attaques, il évitait même les carnages ! Avait-on jamais vu un lycan refusant la chair et le sang ? Lui était travaillé par la doute, la culpabilité, le tourment, l’avenir, ou son incertitude même. Il méditait des heures durant sans en ressentir une quelque lassitude, et la solitude ne lui faisait pas peur. C’était quelque chose que les années apportaient aux loups-garous. A partir d’un certain âge, ils étaient plus indépendants, plus disposés à s’écarter de la meute plutôt qu’à s’y démarquer en son plein centre.

    Et Dieu sait que le temps passait vite quand il s’y mettait. Si vite même que Dimitri ne vit que très tard le soleil se lever. C’était assez mauvais signe quand on y pensait. Evidemment, le sable continuait de s’écouler, et rien n’arrêterait son inéluctable course. Il s’attendait à voir Jonas venir à lui d’une minute à l’autre. Mais ce ne fût pas cette odeur qui le gagna. Il en fût plus surpris que déçu, mais une sorte de lent poison qu’on pouvait presque considérer comme du plomb sembla peser sur son cœur. La posture toujours droite, sans bouger, il hésita de longues secondes avant de laisser échapper quelques mots à la barrière que formaient ses lèvres :

    « Il est tôt. Et tu ne devrais pas être là, seule en outre, déclara-t-il sans l’once d’un reproche en dépits de la nature de ses propos. »

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Liz Riley

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Sam 13 Déc - 8:40

    Liz resserra l'étreinte de son châle sur ses épaules. La fraicheur de la rosée venait se coller sur ses jambes, la faisant frissonner. Ses vêtements et ses cheveux flottaient dans le vent qui s'était levé avec le soleil. Elizabeth ne pu s'empêcher de réaliser à quel point son homme était beau, même lorsqu'il lui tournait le dos. Sa droiture... sa prestance... son aura toute entière dégageait quelque chose qu'elle catégorisait de Divin et cela même après deux cent ans de mariage. Elle s'était préparée mentalement à le voir durant toute la matinée, prenant cette rencontre comme un évènement presque banal, une simple conversation, mais maintenant qu'il était devant elle, il lui semblait tellement royal que cette conversation ne pouvait être banale, du moins pour elle. Évidemment, comme elle s'y attendait, il ne put s'empêcher de lui lancer une critique inutile, alors qu'un simple *bonjour* aurait pu faire l'affaire. Bien que le ton de voix de son mari fût calme, Liz prit cela au mot, elle fut piquée et tomba tout de suite sur la défensive.

    "Et bien sur, j'aurais dut attendre sagement à la maison que tu daignes m'accorder un peu de ton attention, n'est-ce pas?"

    Le fait était que Liz savait pertinemment que son mari serait probablement occupé toute la journée et qu'à partir du moment où Jonas poserait les pieds en ces lieux, il ne serait plus question de pouvoir être en compagnie de son époux, toute seule. Cependant, c'était inhabituel chez Liz de parler sur le coup de l'impulsivité comme elle venait de le faire, c'était indéniablement les hormones qui lui ôtaient ses inhibitions. Serrant les poings et se mordant la lèvre, elle tenta de se ressaisir. Connaissant trop Dimitri pour penser qu'il allait répondre à cette remarque aussi impulsive, elle soupira un grand coup puis s'avança vers lui. Lorsqu'elle arriva à son niveau elle glissa une main sous le bras du chef des lycans, se serra contre son corps chaud, tout en regardant dans la même direction que lui. Cette proximité lui apporta une légère chaleur, un confort qui lui manquait trop souvent. Elle se reprit donc en s'expliquant, calmement cette fois.

    "Je sais trop bien que je n'aurai plus d'autres occasions de te parler seul à seul avant cette nuit."

    Elizabeth n'osait que très rarement aller vers Dimitri de la sorte, elle ne prenait pratiquement jamais les devants, depuis qu'il s'était mis à lui faire ressentir son amertume. Se sentant beaucoup trop coupable, voir même indigne, elle attendait sagement en retrait qu'il lui fasse un signe. Cependant, elle ne pouvait plus attendre de la sorte et rester dans le noir. Si son époux avait des projets pour elle, elle devait être mise au courant, c'était la moindre des choses. Après tout, mis à part le fait qu'elle n'arrivait pas à enfanter, elle avait toujours tenu son rôle d'une manière irréprochable. Elle refusait simplement d'être mise à l'écart de cette façon, malgré ces échecs conjugaux, elle ne méritait pas cela. Elle voulait savoir ce qui en était. De plus, si le pire devait arriver, elle ne voulait pas avoir a regretter de ne pas avoir prit ce temps, en couple avec son Dimitri. Elle ressentait la nécessite de pouvoir profiter d'un moment avec lui, sans personne autour. Elle replaça une mèche de cheveux bruns fuyante, derrière son oreille puis leva enfin le menton dans la direction de son époux, pour voir enfin son visage, si distant.

    "Est-ce qu'il y a des choses dont je devrais être mise au courant, mon amour?"

    Malgré la distance qui s'installait entre eux au fil du temps, Liz continuerait de l'aimer et de lui faire savoir, par ce genre de petits noms qu'elle lui donnait. Dimitri n'avait pas besoin de plus pour comprendre le sens de sa question, bien que celle-ci fut vague et imprécise. Il savait exactement quel était le sujet de cette conversation. Elle voulait savoir ce qu'elle allait devoir faire, pendant l'absence de son mari, et surtout, ce qu'elle allait devoir faire si cette absence devait se prolonger... Après tout, Liz était la chef de meute lorsque Dimitri n'était pas là, jusqu'à ce qu'il lui arrive quelque chose, du moins. Il devait bien y avoir des ordres, des directives qu'elle devrait connaître. À qui devait-elle se fier? De qui devait-elle se méfier? Car malheureusement, certains lycans n'attendaient qu'un signe de faiblesse de Dimitri pour tenter de lui prendre sa place et parfois notre ami peut devenir notre ami en si peu de temps... En plus de tout cela, elle désirait bien sur être rassurée par l'homme qu'elle aimait, mais cela était une raison bien personnelle et elle ne comptait malheureusement pas là dessus.
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Dimitri Davidov

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Sam 13 Déc - 13:17

    Un soupir imperceptible échappa aux lèvres du lycan sous les propos que lui tint en répartie son épouse. Il ne connaissait que trop bien ces instants maintes fois répétées en leur sein sans aucune issue qui ne puisse différer à chaque fois. C’était – à peu de choses près – toujours la même chose, tout simplement parce que autant Dimitri semblait avoir à reprocher à sa femme, autant celle-ci le lui rendait bien. Ils se distançaient toujours davantage, et, finalement, chacun d’eux trouvaient matière à faire des reproches à l’autre ; souvent, ces mêmes reproches naissaient de ceux essuyés quelques temps auparavant. Et c’était précisément ce qui usait le loup-garou à cet instant. Il menait déjà trop de combat aujourd’hui sans devoir, en outre, lutter contre la femme qu’il aimait.

    Car il l’aimait. Dimitri avait aimé des femmes de sa nature humaine, des dizaines de femmes, mais seulement une avait obtenu ses faveurs de lycan. Elizabeth Riley. Comme les chiens, les loups-garous étaient d’une rare fidélité, d’une complète affection durable, même après plus de deux siècles. Et il était fort vrai que jamais il n’avait ressenti le besoin de connaître d’autres femmes, du moins, jamais dans un cadre qui fût autre qu’un rapport de force certain entre chef et membres de meute. Liz demeurait la seule possesseur de son cœur, et même de tout son être. Encore aujourd’hui, en dépits de tout, Dimitri se sentait son éternel débiteur ; mais rarement l’éternité avait eu un goût aussi amer pour lui.

    Même quand elle fût proche de lui, qu’elle lui signifia l’imminente arrivée de la nuit à venir d’une extrême dangerosité, il ne dit rien. Les paroles vaines. C’était l’une des bêtes noirs du vieux lycan. Pour lui, il fallait mesurer, souvent, l’utilité et l’inutilité des propos tenus. Qu’importe que des mots soient vaguement lancés pour le ciel en flots continus s’ils n’avaient aucun sens. Il fallait être net et précis, ne pas s’étendre en discours idiots voire absurdes. Et, quitte à être tranchant, Dimitri avait à apprendre à bien des hommes.

    Le temps fila lentement, comme dans une nette distorsion du temps qui serrait ses entrailles sans qu’il n’y puisse quelque chose, mais ce fût bien le regard de son épouse qu’il évita avec soin. Il sentit la question de Liz flotter quelques instants dans l’air, mais il sembla s’évertuer à n’y prêter aucune attention, du moins en apparence. Car, au-delà de l’imprécision certaine de cette interrogation, il savait fort bien où elle venait en venir, et lui n’avait absolument aucune envie d’en parler. Certes pas aujourd’hui, même si aujourd’hui était précisément le meilleur instant. Tout pouvait changer, tout pouvait basculer, mais sombrer dans cet aveux à un moment si proche de l’instant critique, c’était comme admettre qu’il avait peur, qu’il redoutait ce qu’il devait se passer, comme s’il devait avouer, là, sur le champ qu’il pourrait perdre la vie au contact des vampires ou alors donner tant de lui qu’il ne pourrait plus être présent. Oui, mais il était là, il demeurerait. Et Liz jamais n’aurait à discuter de tout ceci avec lui.

    « Ne t’inquiète de rien. »

    Et ce fût tout. Sans même un regard pour elle, Dimitri se sentait tout simplement disposé à la protéger de tout, comme si, finalement, il devait à termes lui survivre. Il y avait, somme toute, très peu de chances que ce soit le cas, mais ils avaient tous les deux fort peu vécu pour des lycans. De nombreuses années devaient encore être traversées, telles même qu’on pourrait très certainement parler de décennies et même de siècles. Quoi qui puisse les séparer, jamais il ne tarissait de sentiments, et même de passion pour sa femme, et au-delà de tout cela, il avait le devoir et la conscience respectueuse de la protéger. De tout, même des lycans eux-mêmes, et presque surtout. Elle ne méritait pas de se sentir menacée, et il avait tâché au mieux de toujours tout faire pour qu’elle soit le maximum en sécurité. Encore ce soir, pour sa propre conscience sans doute, Dimitri voulait s’assurer que Jonas demeurerait tout près. S’il l’avait pu, il aurait demandé cela à Marlon, mais c’était, semble-t-il, une tâche ingrate, qui, cependant, comptait plus que tout en valeur au yeux du chef de meute. C’était pour cette raison que Jonas ne refuserait pas.

    Il soupira doucement, tournant légèrement le visage vers Liz. Il découvrit ainsi une infime partie de sa peau couverte de la lumière du jour. Elle était toujours aussi magnifique ; une injure même à l’essence de la Beauté. Elle avait toujours eu pour elle un charme sauvage et ténébreux, cette force dans le regard qui avait immédiatement séduit son époux. Tout en elle appelait, en fait, ce que Dimitri attendait de ses proches. Elle était comme lui, au féminin. C’était tout ce qu’il avait jamais obtenu d’elle, et leur échange avait été parfait… exception biologie faite. Et pourtant, malgré son désir brut d’obtenir un enfant pur-sang, jamais Dimitri ne s’était tourné vers une autre qu’elle. Pour lui, malgré tout le reste, cela signifiait l’absolu de son amour, transcendant son ego.

    « Je t’enverrai Jonas ce soir. Laisse-le rester. Il veillera sur toi. »

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Lun 15 Déc - 19:38

    Sans le savoir, Dimitri avait envoyés paitre, au loin, une grande partie des inquiétudes d'Elizabeth. Et tout cela, il l'avait fait tout simplement en évitant de répondre directement aux interrogations de sa femme. Il ne lui avait pas parlé de ce qui allait se passer, il ne lui avait pas expliqué ce qu'il attendait d'elle, il n'avait pas donné d'instructions, mais il avait fait la seule chose à laquelle Liz ne s'attendait pas; il l'avait rassuré. *Ne t'inquiète de rien.* Bien entendu, et cela, involontairement, elle avait été soulagée du fait que son mari lui enlevait un fardeau des épaules, cependant le fait de se sentir aussi inutile en un temps aussi grave, continuait de la tracasser. Déjà, on lui avait suggéré de rester à la maison en permanence, puisque personne ne pouvait confirmer le fait que l'ennemi qui les accablait depuis quelques jours, ne sortait que la nuit. Résultat, Liz était cloîtrée chez elle, non seulement la nuit, mais bien aussi le jour, à moins bien sur, d'être accompagnée. Évidemment, personne ne l'y forçait, mais elle ne voulait pas causer d'inquiétudes supplémentaires à son époux, qui était déjà beaucoup trop préoccupé, alors elle se pliait à cette requête.

    Elle espérait donc que Luna passe la voir durant la journée afin qu'elle ne se morfonde pas toute seule, à propos de son mari et à propos de sa grossesse. Bien sur, Jonas passerait aussi à la maison, mais uniquement le soir venu, et sa compagnie, bien que sympathique, était loin d'arriver à la cheville de celle de la belle Luna. Liz délaissa doucement le regard de Dimitri en hochant la tête en signe d’approbation. Il voulait qu’il ne s’inquiète pas de cette affaire, alors elle ne le ferait pas. Cependant, cela ne l’empêcherait pas, pour l’instant, de se préoccuper d’une autre affaire. Le fait de penser à sa chère amie Luna, avait fait vibrer une nouvelle inquiétude en son ventre. Avec toutes les pertes qu’ils avaient subit depuis les derniers jours, sans compter l’insouciance de la lycan, Liz avait fait jaillir en elle l’idée inconfortable qu’il puisse être arrivé quelque chose à sa compagne durant la nuit. Il était encore tôt, trop tôt pour lui téléphoner ou lui rendre visite, mais Liz attendrait probablement de ses nouvelles impatiemment, comptant les secondes de son horloge. Elle s’imaginerait probablement le pire jusqu’à ce que Luna débarque chez elle, fidèle à elle-même et pimpante d’énergie.

    Sans s’en rendre compte, Liz avait resserré son étreinte autour du bras de son mari. Réflexe causé par son incertitude au sujet de son amie, de son mari, de son enfant, mais aussi par le vent froid qui traversait son châle de laine bleue favoris. C’était une habitude que Liz avait de ne porter que des robes, elle ne s’était jamais habituée à la nouvelle tendance de femmes portant des pantalons et même qu’elle se le refusait. Le fait était qu’elle aimait se sentir libre dans ses vêtements et l’idée d’avoir les jambes enserrées dans ces longs tubes la rendait presque claustrophobe. C’était une idée fausse, bien sur, mais elle s’en tenait à cela et donc, elle assumait pleinement les problèmes de températures sans jamais s’en plaindre. Elle eut une crampe, rien de très inhabituel, qui la força à faire une légère pression sur son ventre avec sa main. Ce geste fut très subtil.

    Elle regretta amèrement la situation actuelle et le danger de sortir de son territoire. Depuis que les massacres avaient commencés, Liz n’avait pu faire de nouvelles recherches afin de trouver un jeune garçon adéquat pour devenir le fils de Dimitri. Elle en était terriblement déçue, ne s’attendant qu’à une fausse couche de sa grossesse actuelle. Elle savait que son époux voulait avoir un enfant pur-sang, mais elle espérait tout de même qu’un fils tout court pourrait lui faire plaisir. Avaient-ils réellement le choix? Elle devait trouver un nouveau garçon, fort et en santé, afin de tenter de le transformer. Ce n’était pas de tout repos, elle n’avait pas beaucoup de chances de réussir, mais, et elle en était certaine, elle en avait probablement plus de réussir de cette manière que de procréer elle-même. Cette situation la rendait trop triste. Elle n'en pouvait plus d'ejecter cadavres après cadavre de son ventre et se sentait, par le fait-même, complètement pourrie de l'intérieur. D'ailleurs, elle avait tenté, quelques mois auparavant, de dire à son mari qu'elle ne voulait plus tomber enceinte, qu'elle était fatiguée de toutes ces fausses couches qui l'habimaient autant sur le plan physique qu'émotif, mais elle s'était retenue de le faire à la dernière seconde. Probablement à cause de la faible lueur d'espoir qui continuait de briller au fond d'elle.

    Quelques minutes s'étaient écoulées. Le silence s'était installé, en fait, c'était par le silence que les deux lycans communiquaient. Normalement, en un autre temps, Liz serait retournée à la maison depuis plusieurs minutes déjà, afin de laisser son mari seul dans ses réflexions, mais aujourd'hui, elle était restée. Elle voulait rester auprès de lui quelques minutes encore, pour respirer pleinement son odeur, pour écouter le fil de ses respirations. Car, même si Dimitri lui avait dit de ne pas s'inquiéter, une part d'elle craignait que ce moment fut le dernier qu'elle partagerait avec son époux.


[HJ: Totalement désolée, j'avais aucun dialogue à placer et donc, je ne te laisse pas beaucoup d'ouverture LOL Mais là j'avais vraiment aucune idées pour mon post, j'y suis allée plus psychologiquement pour Liz. ]
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Dimitri Davidov

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Mar 16 Déc - 10:03

Spoiler:
 
    Si elle ne devait s’inquiéter de rien, lui semblait s’inquiéter de tout. Comme toujours. Dimitri était de ceux qui, sans être angoissés, nourrissaient toujours d’extrêmes craintes pourtant mesurées. Il n’essayait pas de prévoir l’avenir, mais de le prévenir, de parer à ses mystiques éventualités, notamment en analysant le plus possible le présent. Il n’était ni scientifique, ni philosophe, et encore moins penseur ; il n’avait pour lui que sa capacité intellectuelle de dominant, un rien rusé, particulièrement déterminé, et tout simplement aussi solide mentalement et physiquement qu’il était possible de l’être. C’était peu pour qui devait servir les intérêts et la survie d’une meute de tant d’individus, mais, jusque là, il ne s’en était pas si mal sorti, si bien qu’avec le temps il avait pris confiance en ses atouts et en ses capacités, non certain de pouvoir toujours parer à toute éventualité, mais convaincu néanmoins qu’il avait les moyens d’essayer, et surtout la volonté appropriée.

    Son premier centre d’intérêts était alors, encore et toujours, son épouse. Il avançait souvent la meute en elle-même, son désir de trêve. En fait, il faisait passer au maximum ses ambitions plus « professionnelles » - si l’on pouvait dire. Mais s’il le dissimulait fort bien à autrui, ce n’en était pas pareil pour lui-même. Aucune ruse n’était suffisamment brillante pour égarer son esprit. Elizabeth représentait ses plus grandes craintes ; d’abord celle de la perdre, mais aussi et surtout celle de ne jamais avoir un fils légitimement sien, pur-sang. Il lui manquait si peu de choses, mais cela semblait en être déjà trop. Il avait bien retourné la situation dans maintes tentatives d’y trouver d’autres alternatives que celles étant évidentes, mais il n’en voyait aucune qui lui semblât satisfaisante. Pour lui, évidemment, mais guère seulement. A certains égards, il avait pris soin de réfléchir pour deux.

    Le regard toujours pour partie posé sur elle, Dimitri sentait vain des combats qu’il voulait mener pour deux. Il était cent fois plus aisé de prendre les décisions seul, et d’ensuite les faire appliquer par la majorité. Et c’était, en quelques sortes, la manière dont il gérait également son couple, son mariage. C’était assez abstrait, et peut être un peu trop archaïque, mais il était un lycan ; la première de ses caractéristiques voulaient que sa bestialité soit reine, et que donc son instinct de mâle prédomine. Et tout à chacun ne savait que trop bien que le devoir d’un mâle était de protéger la femelle. Cependant, il se sentait – et était – encore suffisamment humain pour, parfois, ressentir un besoin d’équité que Liz valait bien largement. Quand il n’était pas là, Marlon, évidemment, prenait sa place, mais Dimitri ne savait que trop bien qui avait réellement été derrière lui et, au besoin, à ses côtés, quand il n’avait plus eu la force de combattre de lui-même.

    « Je survivrai à cette nuit. »

    Il reportait déjà son regard jusqu’à l’horizon dont le soleil n’avait jamais cessé de se détacher toujours davantage, pour gravir lentement vers le sommet du ciel. Dimitri ignorait s’il essayait davantage de s’en convaincre que de convaincre sa femme, mais il avait réellement bon espoir pour cette nuit ; il connaissait Yacinthe, et bien que les enjeux soient désormais plus importants, et ainsi plus difficiles à régler avec équité et dans le calme, il demeurait intimement persuadé qu’une solution d’ultra facilité pouvait se trouver. La seule chose qu’il avait à négocier, rappelons-le, était l’entière sauvegarde de ses pairs. Que les vampires nient, soient responsables ou non de ces massacres, c’était une affaire d’information. Que les lycans cessent de mourir avec autant de barbarie, que la situation trouve un semblant de solution, ou, qu’au pire, les deux camps repartent sur une trêve un peu plus étroite et, au mieux, une sorte d’entraide, même mineure, c’était une question de survie. Quoi qu’il advienne, s’il se sentait nerveux aux regards des enjeux, il n’éprouvait aucune incertitude, aucune inquiétude ni crainte quant à sa survie ou à sa mort prochaine. Il serait là.

    « Mais je ne suis pas éternel, reprit-il plus soudainement de ce ton grave et de mauvais augure. »

    Sonnant davantage comme un avertissement qu’autre chose, Dimitri repensait alors instinctivement à cette mort qui viendrait nécessairement un jour le chercher. Et, lui, il avait besoin d’un héritier, d’un mâle, capable de dominer à son tour. Il voulait d’une passation de pouvoir plus légitime, moins barbare, qui ne déconcentrerait pas les rangs. Ce pouvait être dans quelques siècles, décennies, années, ou même quelques jours. Les temps si rudes lui étaient banalement douloureux, et c’était cette souffrance qu’il semblait prendre pour devoir de communiquer à Liz. Elle était en partie responsable, selon lui, de cette perdition dans laquelle il sombrait un peu plus chaque jour. Rarement Dimitri avait été quelqu’un d’aussi sombre, guère encore l’ombre de lui-même, mais si proche déjà cependant.

    « Tu me survivras sans aucun doute, poursuivit-il, et tu le sais. Et tu sais aussi ce qu’il adviendra de ceux qui sont encore les plus proches de moi aujourd’hui. Toi la première. N’est-ce pas ? »

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Liz Riley

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MessageSujet: Re: Is this our last day on earth? [Dimitri]   Sam 20 Déc - 9:45

    À la seule mention de la non-immortalité de son mari, Elizabeth frissonna d'avantage et referma les yeux doucement. Bien sur, elle le savait, même que toute cette rencontre matinale, entre elle et son époux, était basée là dessus. Cependant, entendre ces paroles, de la bouche qu'elle avait maintes fois embrassée, lui fut beaucoup plus difficile qu'elle ne l'avait cru, au départ. Elle ne pouvait simplement pas s'imaginer vivre sans lui, elle ne concevait pas de continuer d'avancer dans un monde, peu importe lequel, sans son mari à ses côtés. Elle avait toujours eu cette idée un peu surréaliste où elle se voyait rendre son dernier soupir au même moment que Dimitri, en paix, la tête collée sur son torse. Elle savait très bien que cela ne se produirait pas ainsi. Dimitri semblait croire qu'il allait mourir bien avant elle, pourtant, Liz en était de moins en moins sûre. Avec le temps, les accouchements devenaient de plus en plus difficiles et à chaque fois, elle se disait qu'elle en mourrait certainement. Elle s'imaginait donc mourir un jour dans un dernier et ultime effort de mettre au monde un enfant pur sang à son mari, mais cela, elle ne voulait pas le partager avec Dimitri. Pourtant, son corps était de plus en plus fatigué et elle le sentait. Elle resserra de nouveau son étreinte sur le corps de son mari.

    "Je ne serai pas longue à te rejoindre dans la mort, Dimitri."

    Et ça, elle en était convaincue. Peu importe ce qui se passerait, elle ne vivrait pas longtemps sans son mari. Pour cela, elle avait eu une admiration très puissante envers Luna qui avait vécu la perte de son compagnon, car elle savait très bien qu'elle, ne pourrait supporter un tel choc. Liz était une femme forte, elle l'avait toujours été, mais elle avait beaucoup réfléchi à ce sujet. À moins de mettre au monde un enfant pur-sang, elle perdrait probablement tout ce qu'elle possédait à la mort de son mari. Elle ne survivrait pas à un tel changement de position en plus de la perte de l'homme qu'elle aimait. Bien sur, la seule et unique raison qui la garderait en vie, si la situation de présentait, serait d'élever le fils de Dimitri jusqu'à ce qu'il n'ait plus besoin de sa mère. Mais Dimitri n'avait pas parlé de sa mort sans raison. Il y avait dissimulé, avec très peu d'effort, son ressentiment au sujet de la perte de ses enfants. Elizabeth soupira longuement. Ces reproches étaient constants, inutiles et ils la détruisaient un tout petit peu à chaque jour. Pourtant, elle comprenait clairement la situation et avec le temps, elle avait compris que ces reproches n'étaient pas dus à la colère de son mari, mais bien à sa peur. Pouvait-elle lui en vouloir d'avoir peur, pour sa meute et pour elle? Bien sur que non. C'était tout à fait justifiable et elle en était en grande partie responsable. Elle prenait donc les inquiétudes et le rejet de Dimitri sur ses épaules, sans broncher, bien que cela lui fût douloureux.

    "Mais je suis aussi pleinement consciente du fait que tu t'inquiètes pour ta meute."

    Elle baissa les yeux au sol, un sentiment de honte l'avait empli sauvagement. Elle posa de nouveau une main sur son ventre maudit, resserrant le poing, plissant sa robe au passage. Tout aurait pu être parfait si cela n’avait pas été de ce problème. Sa malédiction, comme elle l'appelait. Liz avait été prostituée durant quinze ans lorsqu'elle avait été humaine, n'était jamais tombée enceinte et avait remercié le ciel pour cet état infertile. Maintenant qu'elle était lycan et qu'elle n'arrivait pas à donner la vie, elle maudissait Dieu. Car au fond d'elle, malgré tout ce qu'elle avait vécu, Liz était toujours croyante, par habitude sans doute. Elle avait finit par se dire que ce Dieu voulait la punir de sa longue vie de luxure. Elle criait à l'injustice, mais en même temps, elle croyait mériter ce qui lui arrivait. Elle ne pu retenir une larme, seule et unique messagère de la détresse de la lycan qui avait toujours son visage fort, clair et impassible.

    "Je me sens terriblement impuissante."

    Elle prit une pose, puis, comme pour préciser une nouvelle fois qu'elle méritait pleinement son rôle de Reine, elle releva la tête, toujours le regard vers le soleil et le visage appuyé sur le bras de Dimitri, puis elle ajouta:

    "Mais je n'abandonne pas, je te le promet"
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Is this our last day on earth? [Dimitri]
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