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 Dimitri Davidov l Lycan

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Dimitri Davidov

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Date d'inscription : 28/10/2008

Bloody Tales
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Âge: 512 ans
Ambitions: Obtenir un héritier & maintenir la trêve

MessageSujet: Dimitri Davidov l Lycan   Mar 28 Oct - 23:01



CARTE D'IDENTITE


    Nom : Davidov
    Prénom(s) : Dimitri, Sergej
    Nationalité : Russe
    Race : Lycan
    Age : 512 ans
    Emploi et/ou occupations : Mâle dominant des lycans

    CHAPITRE I :

    « Ne résiste pas à ce délicieux poison, Dimitri. Laisse-le te dévorer, te corrompre, te consumer. Prends sa force, qu’il anéantisse tes faiblesses. » Agité et enfermé dans le néant, il se débattait avec vigueur sans même savoir contre quoi. La lumière qui perçait ses paupières ne l’éveillait pas. Il nageait en sa torture comme sombrant dans un gouffre sans fond qu’il acceptait avec plus de docilité qu’un agneau. « Le sens-tu, là, au creux de tes chairs, enveloppant ton esprit d’une douce brume protectrice ? N’est-ce pas grisant ? » Et c’est accent rude et abrupt, tellement russe, cette force dans le timbre de voix qui lui rappelait ce père bâtard, pourvu d’un débile corps, qui engendrât incestueusement la misérable créature qu’il était, mort de vice. Une haine d’une rage folle le prenait, son esprit semblait plus apte à l’entière subversion, quelle que fut la force mystérieuse qu’il dut combattre. « Ton cœur plus sauvage, ton esprit plus vif, ton corps accablé par l’instinct. » Rien ne lui permettait d’échapper à sa torture. « Non, ne lutte pas. Aime cette sensation de puissance qui n’appartient qu’à toi. » Aucun effort ne créait l’ultime échappatoire, il n’y avait rien qu’une pièce étroite, sans porte ni fenêtre, sans aucune ouverture susceptible de se donner à lui. « Assume cet esclavage, décuple tes ambitions. » Plus les mots pénétraient son esprit, et plus il combattait avec ardeur. Insoumis, il repoussait tout en bloc, sans même savoir ce qu’il devait affronter. « Quand la nuit se lèvera sur tes jours, tu seras tout autre, mon cher Dimitri. » Ses ébats repartirent de plus bel, sans davantage de succès. « Tu seras des nôtres. » D’un sursaut de colère et de panique mêlées, l’immobilité, la pénombre et le silence de sa chambre lui réapparurent.

    Essoufflé, la sueur perlait à grosses gouttes sur son front. Ses muscles étaient complètement contractés, à tel point qu’il se sentait complètement endolori. Il avait une sensation que quelqu’un le frappait coup sur coup à la tête, sans qu’il ne parvienne à s’en défaire. Son cœur battait à vive allure, mais ce n’était rien en comparaison de ce qu’il ressentait en son estomac complètement noué. Car il aurait pu être soulagé de découvrir que ce n’était qu’une illusion, si seulement il ne s’était pas rappelé qu’il s’agissait en réalité d’un souvenir.

    Ses yeux se portèrent presque immédiatement sur l’étroite fenêtre de sa cellule. La nuit au dehors était claire, mais surtout naissante. Le soleil était à demi caché par l’horizon, et Dimitri savait exactement ce que cela signifiait. « Entre chien et loup, Dimitri, tu sentiras cette force plus puissante que la Mort t’attirer à elle. Et, alors, vous ne ferez plus qu’un. » Cette voix, toujours cette voix. Dimitri se sentait à peine la force de pleurer. Rien n’était capable de venir, et une partie de lui se refusait obstinément à cette prophétie tellement absurde. Mais il connaissait ces créatures nocturnes, assoiffées, qui déchiquetaient et dépeçaient leurs victimes, ces mêmes créatures dont il avait surpris l’apparence la nuit dernière. Sa vie avait été anéantie après cette morsure sauvage, laissant une plaie béante qui ne semblait jamais pouvoir le défaire entièrement de sa vie. Ses doigts s’y portèrent, son épaule était encore recouverte du pourpre liquide de sa vie, séché en un abstrait dessin pour de sombres présages. Sans être mort, Dimitri ne se sentait plus réellement en vie. Défait de son identité, de son corps, et de son esprit, il semblait attendre avec la peur au ventre, sans même savoir quoi.

    Il se tira de ses draps. Incertitude ou pas, il ne pouvait se laisser vaincre sans combattre. Il porterait toujours suffisamment haut ses armes pour riposter. Il enfila sa chemise et ses bottes, et quitta sa chambre. Il dévala les escaliers pour sortir par la double porte qui le laissa au jardin. Les premières années de ce siècle avaient eu des hivers rudes et meurtriers, mais il n’était nul autre bonheur qu’un printemps aux températures clémentes. L’air était pourtant frais, fouettant son visage en rejetant ses mèches sur l’arrière, mordant sa peau sans qu’il ne s’y attarde, mais rien n’y faisait. Il voulait voir la nuit se coucher sur ses jours, oui, il voulait comprendre et apprivoiser ses forces, oui, il attendrait jusqu’à cette lune promise, et il verrait. Il attendait de pied ferme son ennemi du jour. Dimitri était fort de ses convictions téméraires et combattives. Nul ne saurait l’abattre s’il osait seulement se battre.

    Mais à cet instant précis, Dimitri ignorait que le mal était déjà fait, qu’il était déjà corrompu et soumis. Qu’il n’y avait plus aucun combat à mener, qu’il était déjà perdu à son sort, et que nul ne pourrait l’en sauver. Il ne comprenait pas que cet ennemi qu’il attendait de voir sortir de l’ombre n’était autre que son ombre, fait d’un instinct plus profond et plus primaire que tout ce qu’il n’avait jamais connu, où la rage et l’appétit demeuraient les deux seuls moteurs d’une vie limpide comme le sang. Il n’existait déjà plus. Dimitri n’était plus le même, et pourtant il attendait. Il attendait jusqu’à voir paraître son dieu. La Lune. Son cœur se déchira sur l’instant.

    Dans son regard perdu, l’on pût lire la tant attendue compréhension. Ce regard qui prit une teinte beaucoup plus sombre, à tel point qu’il en perçut une profonde brûlure qui le rendit momentanément aveugle. Mais déjà il se repliait sur lui-même dans un terrible déchirement qui courut tout le long de sa colonne vertébrale. Il ne lui fallut guère davantage que quelques minutes pour se recroqueviller au sol, hurlant à la mort. Mais son ouïe ne percevait rien d’autre qu’un sifflement aigu qui le désorientait. Il connaissait cette amertume d’être accablé par une force plus puissance que lui. Cela ne faisait pas plus de vingt quatre heures qu’il avait ressenti cette humiliation, mais sa souffrance n’avait jamais été aussi intense. Car lorsque sa vue lui revint, il pût poser le regard sur ses mains mutées en une apparence monstrueuse. Ce n’était rien en comparaison de la gueule gigantesque qui dévora son visage. Il n’était plus vraiment conscient alors de ce qu’il se passait. Tout ce qui lui revenait, c’était ces cassures qui parcouraient tout son corps sans en oublier un seul endroit. Les secondes devinrent des minutes, minutes interminables qui transformèrent ses cris en hurlements, puis en plaintes animales. Sa condition n’avait plus rien d’humaine quand le calme revint. Il demeurait toujours étendu là, presque mort. Et il aurait cent fois préféré mourir que de s’en relever.

    Il pensait encore avoir conscience de ce qu’il était quand il se releva. Alors, qu’en réalité, tout autre que lui disposait de son corps. Il leur fallait encore s’apprivoiser, se repousser, se combattre et s’allier pour un repos plus confortable, mais jusque-là, ils s’opposeraient. Dimitri ne savait pas encore qu’il devrait renoncer à sa vie d’avant. Ces femmes, ces théâtres, ces combats, ces philosophies, ces vertus, ces vices. Rien ne serait plus comme avant. La honte de sa famille ne serait plus rien, son père resterait un souvenir que le temps ensevelirait, son avenir serait bâti d’autre chose, de matériaux plus solides et plus valorisants que ceux qui savaient composer l’Homme. Quand il détala tel un loup vers le bois qui bordait la propriété, il s’oubliait complètement. C’était comme fuir son passé au présent sans chercher d’avenir.
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Dimitri Davidov

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MessageSujet: Re: Dimitri Davidov l Lycan   Mar 28 Oct - 23:03

    CHAPiTRE II :

    La lune était haute, et le sang n’avait encore guère coulé cependant. La campagne française était calme, paisible, endormie, tout simplement. La candeur de l’Humanité s’extasiait dans une obscurité teintée de l’argent de l’astre suprême du soleil disparu. Toutes les âmes erraient sans préoccupation autre que ce froid qui dévorait gentiment les chairs en pénétrant les vêtements que l’on avait cru suffisants pour une saison en somme plus fraîche que d’habitude. Une odeur amère fleurait dans l’air sans que l’on ne s’en souciât davantage que du jour à venir. Un instant de paix se déposait dans les consciences, le silence enveloppait les esprits, et le sommeil allié à l’alcool adoucissait les mœurs. Il s’agissait presque d’un avant goût de paradis typiquement humain, qui n’était en fait que le reflet que de l’immobilisme bienveillant de leur propre espèce. Nul vice, nul sévices. Ailleurs, loin, dans d’autres temps et d’autres contrées. Calme. Sérénité. Paix. Abandon. Eden.

    Et le hurlement déchirant d’un loup transperça de plein fouet cette ambiance opaque et confortable. Le pas d’une bête galopant se pressa sur le sol perlé d’une fine pluie. Pareil au bruit d’un cheval, le sol étouffait le son de manière suffisante pour couvrir le prédateur, et trop peu cependant pour ne point avertir rapidement la proie. Et ce fut une ombre de plus d’un mètre quatre vingt de long qui coupa insolemment la lune pour se jeter sur une autre. Immédiatement s’en suivit un cri et plusieurs grognements. Le râle succombant d’une blessure étouffa à l’une des deux créatures. Elles se repoussèrent après s’être ardemment dévorées dans des tentatives plus abstraites que concrètes. Les crocs sortis eurent tôt faits de les informer de leur nature respective. Car que leur hurlement fut celui d’un loup, leur cœur, lui, était humain. Leur haute stature les éleva sur les pattes postérieures, où l’un voulait dominer l’autre, sans que l’autre ne cède à l’un. Leur musculature impressionnante les opposait avec force, sans que l’on eusse pu savoir qui des deux survivrait à l’autre.

    Dimitri, qui avait subi la première attaque, ne semblait pas dérangé par ce futur affrontement, presque sûr de lui avec la malice d’un homme et la force d’un loup. Son adversaire, cependant, paraissait être un jeune lycan, vif, abrupt et instinctif. Aucun ne semblait impressionner l’autre, et pourtant tous les deux avaient deux quoi en impressionner nombre.

    Le combat fit rage de nouveau. Les gueules se refermèrent sur poils et chairs qui offraient douleurs et hurlements aux victimes, elles-mêmes prédateurs. Les coups fusèrent, le sang coula, les dents acérées cherchaient la moindre parcelle à laquelle s’accrocher, dans l’espoir d’en déchirer chaque couture. Ces attaques fratricides ne faisaient qu’exalter la fierté des deux lycans, qui ne reculaient devant aucune riposte. Aucune opportunité n’était trop bonne pour ne point être saisie. Déchiqueter et dépecer même ses propres congénères avaient cet apport de gloire pour soi-même, et au regard des autres. Les deux lycans savaient – via ce qui était principalement leur instinct – que celui qui vaincrait aurait abattu un adversaire de taille. Dimitri le premier. Il repartit immédiatement à l’assaut, et ses crocs se refermèrent enfin sur l’encolure de son adversaire. Le hurlement ne se fit pas attendre, ainsi que la réponse à cette attaque sanguinolente. Car Dimitri ne resta pas en reste plus de quelques secondes. A peine eut-il reculé qu’il sentit l’énorme mâchoire lui mordre l’épaule. Les secondes furent longues avant qu’il ne parvienne à se défaire de cette prise. Les coups donnés étaient inlassablement reçus ensuite.

    Les minutes devinrent rapidement des heures. Les lieux étaient si déserts que nulle proie et nul prédateur ne vint les déranger. Chaque fois qu’ils s’attaquaient, la riposte ne tardait pas. Aucun ne baissait suffisamment sa garde pour qu’ils eussent pu tenter d’enfin se mettre à mort. Ils résistaient avec vigueur et courage, sans faiblir, revenant avec toujours davantage de fierté et de témérité. Ils se repoussaient pour mieux se revenir, attaquant chair et sang. Ce duel fratricide semblait destiner à les tuer tous les deux. Sans doute aucun des deux ne devait-il être amené à revoir la lumière du jour. Et ils continuèrent ainsi sans céder à la moindre distance. Se réappropriant chaque fois du territoire, ils n’en cédaient que pour mieux en ravir. Les frontières se faisaient ainsi, de la façon la plus absurde qui soit, sans qu’aucun ne daigne plier.

    Quand la lueur de l’aube vint les couvrir, ils étaient anéantis par la fatigue, sans être morts. Leurs corps vinrent à se découvrir de leur aspect animal. Ils demeuraient étendus l’un à côté de l’autre de manière si étroite qu’il était à se demander s’ils s’étaient battus ou s’ils avaient combattu côte à côte cette nuit, sans vaincre contre leurs ennemis. Tous les deux encore conscients mais trop épuisés pour poursuivre, ils s’abandonnèrent aux rayons de soleil qui calmèrent quelques uns de leurs blessures, principalement chez Dimitri, lycan plus âgé. Il n’en demeurait pas moins qu’il disposait désormais d’un respect certain pour cet ennemi d’une nuit qui devenait l’ami d’une vie. Si aucun n’était ressorti plus mort ou plus vivant, Dimitri gardait l’intime conviction que ce n’était que parce qu’ils devaient vivre, tous les deux.

    Et Dimitri ne regretta d’ailleurs jamais de n’avoir point réussi à tuer Marlon.

    CHAPiTRE III :

    « Sois raisonnable, Dimitri. Elle ne te donnera pas d’héritier. »

    Le regard sombre et pourtant absent de Dimitri dissuada Jonas de poursuivre immédiatement. Car même si le dominant savait comme il était difficile de voir naître un pur-sang, il ne pouvait renoncer. En lui-même, il se sentait la nécessité davantage que le désir d’avoir un héritier. Au-delà du fait que ce soit un aboutissement évident pour sa femme, Liz, comme pour lui-même, ensemble, il y voyait un membre plus fort, plus valeureux encore que tous les éléments composant l’actuelle meute dont il était le chef. Dimitri était conscient de devoir mourir un jour, mais ce jour-là n’était pas encore venu, et quand il viendrait, il voulait être certain que la meute ne se saignerait pas. Car nul n’ignorait que le mâle qui se montrait le plus digne de diriger la meute devait subir de fratricides combats. Il avait dû passer par là, lui aussi, et disposer d’un héritier serait voir le sang de son sang accéder à la place qui lui revenait. Lui ôter ce dessein le meurtrissait profondément. Non, il ne renoncerait pas.

    « Elle le fera.
    - Ne lui inflige pas cela, répartit Jonas avec prudence. Elle n’est pas plus responsable que toi. Et …
    - Quoi ? gronda Dimitri. »

    Mais il savait déjà ce que ce regard voulait dire. Liz souffrait autant que lui de ne point parvenir à mettre au monde un enfant en parfaite santé, susceptible d’exister. Mais Dimitri ressentait ces échecs comme d’amères trahisons qui se succédaient sans qu’il n’y puisse rien. Il n’avait jamais cessé d’aimer sa compagne, il lui portait toujours une intime affection, mais il gardait un reproche considérable à son égard. Trop rancunier et trop entier, il n’avait le sens de la demi mesure qu’en tant qu’autorité. Dès lors que cela disposait d’un cadre plus personnel, il désirait tout, et sans condition. Il espérait cet héritier depuis trop longtemps. Il attendait un jour cet enfant. Qui devrait être un mâle. Mais cela semblait soudainement plus secondaire, puisque nul descendant le lui venait. Profondément blessé dans son ego, Dimitri dépérissait un peu plus chaque jour.

    « Tu crois que je ne vois pas, Jonas ? reprit le lycan avec plus de sérénité. Tu crois que je suis égoïste, et que je ne regarde pas plus loin que mon aboutissement personnel ? »

    Le jeune lycan le fixa sans répondre. Dimitri soupira avant de se mettre à marcher de long en large. Il avait donné de ses efforts, de sa sueur et de son sang pour élever les lycans de sa meute à un stade plus calme et plus équilibré que par le passé. Il y avait toujours l’instinct, la rage, le sang, la nourriture, il n’était pas question de renier sa nature, mais il avait voulu apaiser les pertes de ses rangs, en établissant douloureusement la trêve entre vampires et loups-garous par exemple. Fragile, bien sûr, mais elle demeurait cependant. Il y avait encore à faire, comme maintenir cette équilibre fragile, à l’extérieur de la meute, évidemment, mais également à l’intérieur. Chaque membre n’attendait qu’une faille de l’autorité pour se battre, et diviser les rangs n’étaient pas une bonne idée. Déjà qu’il devait repousser chaque prétendant au pouvoir. Un second soupir échappa à ses lèvres.

    « Je sais que tu espères ma place. Non, tais-toi, coupa-t-il, cassant, ne nie pas. Je vous vois tous, Marlon le premier. Nous sommes des bêtes, indomptables, nous ne comprenons que la force. Et que crois-tu qu’il adviendra de Marlon si je meurs et qu’il ne peut soutenir le pouvoir ? Que crois-tu qu’il adviendra de Liz si un autre que Marlon prend le pouvoir ? Vous autres, vous ne pensez pas à cela. Que crois-tu que toi et tes pairs ferez si ma place est à disputer ? C’est pour cela aussi qu’il est nécessaire que j’obtienne un héritier, Jonas.
    - Je comprends.
    - Cet héritier serait plus fort que nul autre, et légitimement mon successeur. S’il n’advient rien de lui, alors je devrais remettre ma place à Marlon. Le plus digne d’entre nous, après moi. Mais je ne puis me résoudre à vous voir vous saigner. Comprends-tu ? »

    Jonas acquiesça docilement. Ce jeune lycan apparaissait à Dimitri comme son reflet d’il y a plus de quatre siècles. Encore un peu naïf, mais fort de sa nature. Attentif, et avide, pas seulement d’apprentissage, mais aussi de pouvoir. Dimitri voyait bien dans son regard un besoin de sagesse, de recul, une manière de contenir son instinct pour y survivre. Il connaissait cette envie insoumise d’être mieux qu’autrui, mieux que la plupart des créatures de la nuit. Il avait été ainsi lui aussi. Cela promettait un avenir à Jonas, un avenir bien différent de beaucoup.

    « Le pouvoir est corrupteur, Jonas. Il vous donne un sentiment de supériorité, alors qu’en réalité l’on est plus bas que terre. Tes pairs pourraient me mettre en pièces s’il avait le bon sens de s’unir. Sais-tu pourquoi ils ne le font pas ?
    - L’instinct ?
    - Précisément, approuva Dimitri. S’ils me mettent à mort, ils devront se battre encore entre eux. Parce que c’est ainsi que se déterminent nos successions. Nous ne sommes pas comme les vampires. Liz met en périls le système que j’ai établi. Et bientôt, très bientôt, Jonas, il me faudra faire un choix. »

    Les deux hommes-loups se regardèrent avec une lueur de compréhension muette. Dimitri avait rarement été aussi fatigué de son existence. Mais après cinq siècles d’existence, il n’avait jamais vu sa vie comme autant inaboutie. Quelques fois, il se demandait seulement pourquoi il se battait. Mais il avait un devoir. Envers tous. Vampires, lycans ou même humains. Ne pas briser l’ordre établi. Il devait prendre sur lui, et tenir la distance. C’était impératif.

    « Dis-moi lequel, reprit doucement Jonas en contemplant la noirceur des prunelles de son aîné.
    - Il me faudra désigner Marlon comme mon légitime successeur et ainsi établir une hiérarchie qui ne sera contestée que par quelques uns parmi nous. Une révolte trop faible, qu’il écrasera sans difficulté.
    - Ou bien ? s’impatienta le jeune lycan.
    - Ou bien, Jonas, soupira Dimitri, ce sera la guerre. Une guerre fratricide, où tu perdras la vie. Où Liz ne sera plus. Ou Marlon ne sera plus rien. Où les vampires rejoindront les lycans dès lors qu’ils auront été affaiblis par leurs propres combats.
    - Crois-tu ?
    - Ne comprends-tu toujours pas qu’à jouer ton destin, tu joues toujours de pair celui des autres ? »

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Andreï Selivan
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MessageSujet: Re: Dimitri Davidov l Lycan   Mer 29 Oct - 0:51

Oh mon Dieu ! Une telle plume c'est à en pleurer, en plus de ça tu fait vivre Dimitri bien au delà de ce que j'avais imaginé. C'est dingue ! Arrow

Je VALIDE bien sûr, et surtout, je te souhaite la bienvenue parmi nous ! J'espère que tu t'amuseras bien sur Phobia !

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