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 { Quinn • Forkson }

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Quinn Forkson

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Bloody Tales
Relations :
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Ambitions: Assouvir ma curiosité ?

MessageSujet: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:26



    { Q υ ι и и }





    When leaves have fallen
    And skies turned into grey.
    The night keeps on closing in on the day
    A nightingale sings his song of farewell
    You better hide for her freezing hell

    On cold wings she's coming
    You better keep moving
    For warmth, you'll be longing
    Come on just feel it
    Don't you see it?
    You better belief it.

    When she embraces
    Your heart turns to stone
    She comes at night when you are all alone
    And when she whispers
    Your blood shall run cold
    You better hide before she finds you
    Whenever she is raging
    She takes all life away
    Haven't you seen?
    Haven't you seen?
    The ruins of our world
    She covers the earth with a breathtaking cloak
    The sun awakes and melts it away
    The world now opens its eyes and sees
    The dawning of a new day

    On cold wings she's coming
    You better keep moving
    For warmth, you'll be longing
    Come on just feel it
    Don't you see it?
    You better belief it.

    Whenever she is raging
    She takes all life away
    Haven't you seen?
    Haven't you seen?
    The ruins of our world



    CARTE D'IDENTITE


    Nom :
      « Forkson, nom hérité de mon père, Jake, un homme tendre et généreux. Je ne m’en suis jamais plainte et il me semble que, lorsque le jour où je me devrais me présenter à l'autel viendra, j’aurais un pincement au cœur de devoir m’en séparer. Mon second nom est Masen, offert par ma mère dans son désir de perpétuer la lignée. Ce dernier est légitime, puisqu'elle était la seule à pouvoir transmettre le nom de son père. Fille unique, elle tenait à ce que je le porte également, j'en suis ravie ! C'est pour moi une marque d'affection et de confiance. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais vous répondre ! »

    Prénom(s) :
      « Quinn, c'est un prénom assez éclectique, masculin et féminin, aux multiples écritures, il me ressemble, indubitablement. J'ignore qu'elle fut la muse de Rose, ma mère, mais il me parait évidemment qu'elle fut bien inspirée ce jour de juin où elle décida mon père à m'appeler ainsi. Ils ne trouvèrent alors pas nécessaire de m'accabler des prénoms ridicules que peuvent constituer ceux de mes grand-mères, ce dont je les remercie tendrement ! »

    Nationalité :
      « Un sang curieux navigue dans mes veines sinueuses. Il doit sans aucun doute être attirant... Je suis presque certaine ! Le vermeil de celui de ma mère, Américaine, se mélange avec l'émeraude de celui de mon père, Irlandais. Je soupçonne ce dernier d'être à l'origine de mon caractère si marqué et de ce manque de tact dont il m'arrive de faire preuve, lorsque je me laisse négligemment emporter par mes humeurs... Electriques ! »

    Race :
      « Race ? Quelle drôle de question... Il en existe plusieurs ? Quoiqu'il en soit je vais garder toutes mes interrogations malsaines pour moi... S'il en est bien une que je connais, c'est la mienne, l'espèce humaine... La frêle et ordinaire espèce humaine... Il m'arrive d'espérer que mes suppositions soient vraies... Un tant soit peu pour que je puisse continuer à rêver, que je puisse m'abstenir de croire que l'homme est la plus cruelle invention de Dieu, s'il s'avérait vrai qu'il existe... »

    Age :
      « Un peu de tact voyons ! Ce n'est pas une question que l'on se permet de poser à une femme ! Sinon j'ai vingt deux ans... Du moins, j'aimerais bien vous le laissez croire ! En réalité, j'ai trente deux printemps à mon actif. Ça vous surprend ? Ça ne m'étonne pas ! J'ai au moins le bénéfice du doute concernant ce détail... Peu de personnes sont en mesure de me donner un âge un tant soit peu véridique ! Pour mon plus grand plaisir... »

    Emploi et occupations :
      « Hum... Voyons voir... Six années de médecine, deux années d'internat et encore un an de spécialisation ! Voilà ce qu'il m'a fallu pour atteindre mon rêve : celui des sauver des vies. L'acharnement fut de mise, mais avec la détermination que m' a offerte ma mère, j'y suis arrivée sans trop de difficultés, emportée par mon désir de faire le bien autour de moi. Parallèlement, afin d'occuper mon esprit d'une manière différente, les soirs de journées épuisantes, je me suis initiée à la musique, notamment au violon, domaine dans lequel j'excelle à présent... »



    Chapitre I
    Maintenant, je n'ai plus peur... Parce que je sais...


      « Bonjour à tous, il est sept heure, dans quelques instants, les nouveautés musicales sur la... »

      Le bourdonnement incessant de la plus cruelle invention humaine me tira brutalement des bras de Morphée. Un poing rageur s'abattit sur le maudit réveil qui s'éteignit finalement dans un couinement plaintif. Mes doigts glissèrent mollement dans les draps, zigzaguant sur la fraîcheur du tissu et disparaissant sous les épaisses couvertures. Ils heurtèrent alors une masse informe et moelleuse. Ils s'y perdirent un instant, caressant la matière douce et chaude avec avidité. Soudain, cette dernière se mit en mouvement et une fine langue rose brilla dans la pénombre avant de râpé le bout de mon nez. Je souris, et m'empressai d'embrasser la tête du félin qui me faisait les yeux doux, à moitié enfoui dans mon lit. Le silence de la chambre qui s'imposa à moi me permit de remettre mes idées en place et à m'éveiller partiellement. La clarté que filtrait les fins rideaux de ma chambre annonçait une magnifique . Nous étions jeudi, une interminable matinée se dessinait à l'horizon, comme chaque semaine. J'espérais secrètement qu'un météore ait arrêté sa course sur ma salle de mathématiques, alors que mes paupières daignaient enfin m'obéir. Lentement, je cherchai à tâtons l'interrupteur de ma lampe de chevet tout en laissant mon visage dans le pelage de la petite boule de poils. Une fois ma quête achevée, l'aveuglante lumière me submergea, et je du replonger dans la dans l'obscurité protectrice de mes paupières, yeux clos. Derechef, je fus contrainte de me faire violence pour réussir à me lever.. Ces chaleureux rayons me réchauffaient, me donnant le courage de me lever, même si mes jambes engourdies criaient leur mécontentement. Contre toute attente, je réussis à m'asseoir, frottant de mes poings mes yeux humides à la manière d'un bambin. Finalement, je canalisai toute mon énergie, et persuadai mes membres empreints d'une inertie défiant l'entendement à quitter la douceur réconfortante des draps.

      « Bonjour Quinn ! »

      La voix enjouée de mon père retentit en bas de l'escalier. Un étrange grondement animal lui servit de réponse, alors que j'abordais le périple qui me mènerait jusqu'à la salle de bain. Je me dégageai non sans mal de mon t shirt, semblable à un parachute, et de mon short, les jetant à terre comme les vestiges de ma somnolence, avant de rejoindre la douche, de mauvaise grâce après avoir failli trébucher sur le stupide animal qui finissait sa nuit sur le tapis. L'eau chaude qui fouettait mon visage eut pour effet de faire grogner mon estomac, mais la parole restait encore du domaine de l'inconscient, et lorsqu'une voix m'ordonna de presser le pas, je ne pus émettre qu'un bruit anormal, sorti tout droit d'un film d'épouvante. Alors que mon père tentait de m'arracher à cette brume matinale qui encombrait mon esprit, je terminais le semblant de tête que je m'attachais à faire ressembler à quelque chose d'humain. Une fois cette quête désespérée jugée trop ardue à ce jour, je quittai la pièce emplie d'une humidité étouffante, rejoignant d'un pas mal assuré la petite cuisine bleue. Une table américaine s'y accordait parfaitement, formant une agréable ouverture sur la salle à manger d'où émanaient les rayons du soleil par la grande baie vitrée, enveloppant la pièce d'un voile délicat et duveteux. Ma partenaire de jeux préférée, Capsule, m'y attendait déjà, avide de savoir ce que le petit déjeuner lui réservait.

      « Capsule ! Rends moi ma biscotte ! » criai-je alors lorsque le chat s'empara de mon encas.

      Bouffie par la nuit qui m'avait parue trop courte, j'avalais goulûment mes tartines, prenant garde de ne rien renverser sur le corsage azur que je m'étais offerte la veille, parfaitement assorti à une jupe en jean, simple, mais élégante, sous l'intime surveillance du matou.

      « On va être en retard ! »

      Mon père sonna le tocsin depuis la porte d'entrée, prêt à partir. J'engouffrai donc un dernier coockie dans ma bouche, espérant que le jus d'orange qui suivit soit suffisant pour le faire passer correctement. Une dernière caresse sur le haut de la tête de Capsule servit de salut. Dévalant les escalier à toute allure, je saisis mon sac au vol, et plongea littéralement dans la voiture qui démarra au quart de tour. Le break familiale avait ses avantages et la rudesse des routes forestières ne semblait pas lui faire peur le moins du monde. J'observai la maison s'éloigner dans mon champ de vision; ce petit coin de paradis perdu au milieu d'une verdure sans limite. Même si le potager avait récemment était dévalisé par un gang de chevreuils en culotte courte, cette vie au plus prés de la nature était vraiment magique. Les gravillons du chemin que nous empruntions pour rejoindre la route crissèrent sous les pneus lorsque l'engin passa dans un large trou. Pour la énième fois, mon père se jura de le boucher avant la fin de l'été. Je m'amusai à tenter de compter depuis combien d'années j'entendais cette ritournelle, sans pouvoir en saisir le chiffre exact.

      « J'ai vraiment hâte d'avoir le permis... » soufflai-je alors après quelques minutes passées à observer les maisons défiler devant mes yeux à demi clos. Il ne me restait plus que quelques mois à attendre, mais ils me paraissaient interminables ! Cette liberté, j'en rêvais depuis longtemps. Je me languissais de pouvoir enfin mettre dans mon porte feuilles le précieux papier rose.

      Mais ma rêverie fut coupée dans son élan, et la queue de poisson d'un véhicule étranger arracha un juron à mon père qui du faire un écart monumental, menaçant le flanc de la voiture d'emboutir la barrière de sécurité, une fois arrivé sur la voie rapide. Le chauffeur, un homme, la trentaine, lui rendit son insulte, jugeant sûrement que le fait de mettre son clignotant était un argument suffisant pour couper la route à quelqu'un. Je le félicitais cependant, lui, l'avait mis, pour une fois.

      Le paysage montagnard défilait devant moi à la manière d'un diaporama. De grands sapins avaient élu domicile sur des terrains escarpés d'où dépassaient, ici et là, quelques racines mises à nues par l'éboulement des jours précédents. Un orage violent avait frappé la région, il y avait de cela cinq jours, et les séquelles, telles que les pannes de courant, avaient provoqué la gronde des habitants face à cette soit disant incapacité des services concernés à remettre le système en état de marche. Les routes avaient été fermées durant plusieurs heures, quelques arbres n'ayant pas supporté les rafales de vent qui avaient également arraché de nombreuses tuiles au passage. Celles s 'étaient brisées sur le bitume, ou avaient emporté dans leur chute un ou deux câbles électriques. Les ruisseaux étaient sortis de leur lit, s'invitant sur la chaussée, y laissant sable et algues, la rendant terriblement glissante.

      Mais ces intempéries étaient rentrés dans les habitudes, et seuls les récents bobos que le calme de la montagne avait attiré dans le coin grognaient encore de ces incidents minimes. La roche nacrée luisait sous la brise matinale, alors que quelques gouttes cristallines perlaient sur l'émeraude des fougères. Je me demandai un instant comment les citadins pouvaient se passer de la nature, au point que le seul parfum qu'ils puissent apprécier fut les dégagements des pots d'échappement. Indubitablement, j'étais incapable de vivre en ville, et l'idée qu'un jour j'y sois contrainte m'arracha un frisson et la voiture continua son petit bonhomme de chemin.

      La routine me pesait, le lycée allait finir par m'aliéner. Toutefois, lorsque l'idée de la fac caressait mon esprit, je retrouvai la motivation nécessaire à ma survie dans l'enceinte de ma prison moderne. Les cours étaient d'un ennui écrasant, et tenir éveillée à huit heure du matin relever du miracle. J'en avais la chair de poule. Mais déjà, mon père stationna la voiture, et s'enquit de l'heure à laquelle ma souffrance prendrait congé. Une bise sur la joue, et des encouragements vains conclurent les quelques bribes de conversation que j'étais en état de tenir, tant j'étais matinale.

      Je descendis alors, invitant mon sac sur mon dos avant de prendre la direction des larges grilles blanches qui me garderaient captive jusqu'à la dernière sonnerie de la journée. Un groupe de la gente féminine passa à quelques pas de là. Ne leur adressant aucun regard, ce “clan” excentrique et au goût vestimentaire tapageur s'éloigna avec dédain des “gens ordinaires” desquels je faisais médiocrement partie, d'après elles. Jamais je ne m'étais abaissée à suivre leur règles désuètes, ainsi, je n'appartenais pas à cette hiérarchie absurde qui donnait à ce genre de personnes, l'impression d'être supérieures aux autres. Tirant sur sa cigarette, l'une d'elle me dévisagea, ses grands yeux ronds trop maquillés me toisant de la tête aux pieds, une bouffée cancérigène s'éleva alors de ses lèvres noires. Je lui rendis sa grimace, ravie de voir à quel point ma réaction la laissa penaude.

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Dernière édition par Quinn Forkson le Ven 31 Oct - 0:42, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:26

      Je repris alors le chemin des mathématiques, en traînant les pieds, bien malgré moi. Devant la salle 1308, attendaient déjà plusieurs personnes, se divisant scrupuleusement en quelques catégories bien distinctes. Il y avait tout d'abord un rassemblement de pies, piaillant à tout va les ragots de la veille, et s'émerveillant de la manucure hors de prix de celle qui tenait les rennes de cette dangereuse embarcation dans laquelle je n'avais jamais mis les pieds. Puis, un peu plus loin, dans l'ombre des néons, un étrange cortège autour d'une jeune fille entièrement vêtue de noir. Ses cheveux sombres n'étaient pas naturels, et juraient insolemment avec le vert de ses yeux, alors que, sur ses lèvres, était négligemment étalé un affreux gloss brillant. D'autres encore effectuaient de drôles de chorégraphies, évoluant comme en proie à des convulsions incontrôlables, dans des accoutrements efféminés, que moi même, je n'aurais pas osé porter. Par bonheur, quelques visages souriants m'accueillir. La normalité semblait être une tare à présent, et la simplicité avait été reléguée au rang de méprisable depuis un certain temps. Emilie, ma meilleure amie, vint à ma rencontre, et soudain, je retrouvai le sens de la parole ! Nous étions une dizaine, dont les goûts vestimentaires et musicaux n'avaient aucune incidence sur nos fréquentations, et les fous rires qui résultaient de nos conversations étaient désormais légendaires. Je n'étais pas à proprement parlé la jeune fille que l'on remarque au premier regard, mais plutôt celle avec qui on parle politique, sport, ou encore écologie. Passant presque inaperçue parfois, je me plaisais ainsi, dépourvue d'une quelconque cote de popularité à soutenir. Ma maladresse avait su peaufiner ma réputation, suivie de prés par mon énergie inépuisable et mon sens de l'humour parfois hasardeux.

      La cloche infernale retentit dans le corridor, mettant brutalement un terme aux conversations bruyantes, et nous somma de rejoindre nos places. Et le cours débuta, replongeant l'ensemble des élèves dans les méandres du sommeil. Il était étonnant de voir à quel point les enseignant pouvaient avoir une voix soporifique. Ils nous berçaient de manière attendrissante, nous repoussant dans les bras de Morphée avec acharnement. Certains, avachis sur leur classeurs, provoquaient quelques rires discrets, lorsque, interrompus par le cours, ils se réveillaient en ronflant.

      « Mademoiselle O'Connor ! »

      Une voix affreusement aiguë me sortit de ma rêverie, m'arrachant un long bâillement qui eut le don d'agacer mon professeur. D'une repoussante tignasse grisonnante, pourvu un nez crochu surmonté d'un grain de beauté d'un comique inégalé et d'un regard vide et hébété, Mr Riviert me toisait. Instinctivement, j'eus un mouvement de recul, horrifiée à l'idée qu'il s'approchât.

      « Puis je savoir si votre seule présence doit me satisfaire ou bien ais je le droit d'espérer à votre écoute ? »

      L'ironie n'avait rien de très originale, et je soupirai intérieurement. Des rires s'élevèrent de l'ensemble de la classe, certains huaient l'humour vieux jeu de l'enseignant, tandis que je me retins de pouffer. Emilie, à ma droite, me lança un regard complice et amusé, je compris alors que l'approche de mon professeur de mathématiques n'avait pas été aussi furtive que je ne le pensais. Je restai donc silencieuse, c'était sans aucun doute le plus judicieux. Je n'étais pas une mauvaise élève, au contraire, et je pariais sur cet atout pour apaiser les humeurs maladroites de l'étrange moustachu qui se dressait devant moi. La discrétion dont je faisais preuve d'ordinaire, me permettait d'avoir une sorte d'immunité face aux injustices de mes enseignants. Son regard noir se posa sur mon cahier. Avec une discrétion tout à mon honneur, je tentai de cacher le fruit de ma dernière demi heure de travail, un pitoyable gribouillis en forme de trèfle à quatre feuilles. J'aimais afficher ma différence, me démarquer des autres, et mes origines irlandaises me donnaient de quoi me satisfaire.

      Mon père, irlandais originaire de Dublin, avait rejoint Chicago à l'âge de vingt ans. Maladroit -je savais de qui tenir- mais d'une gentillesse hors du commun, il savait s'entourer d'amis, sa bonne humeur naturelle l'y aidant inexorablement. Ma mère le prit aussitôt sous son aile en s'apercevant de ses difficultés à s'acclimater à l'Amérique; une provinciale d'une élégance singulière, dont je n'avais malheureusement pas héritée. L'amour fait parfois suivre d'étranges venelles, un an après leur rencontre, les deux antagonistes s'étaient unis. Ils avaient alors monté leur propre maison d'édition : Rose & Jake, qui connaissait un essor fulgurant. Rose Masen, ma mère, avait récemment publié son premier vrai succès, alors que les précédents auraient pu obtenir la palme du plus gros bide de l'histoire du roman fantastique. Mon père, quant à lui, avait échappé à l'autorité parentale qui le destinait à la médecine, tandis que ses inspirations l'avaient tout droit conduit vers le théâtre, domaine dans lequel il excellait, autant dans l'interprétation que dans la rédaction. C'est ainsi qu'ils s'étaient rencontrés, à la manière d'un vieux récit à l'eau de rose. De plus, ce couple peu orthodoxe avait le mérite de me faire jouir d'une connaissance parfaite de deux cultures totalement différentes.

      « Si cette matière n'attire pas autant votre attention que les arts plastiques, prenez vos pinceaux et allez donc faire un tour chez le proviseur ! » rétorqua t il d'une voix cassante.

      L'assemblée se tût, jugeant la sanction trop sévère pour qu'on puisse la trouver amusante. Empreinte de colère et d'un profond sentiment d'injustice, je saisis mon sac en me levant, jetant par la même occasion un regard mauvais à celui qui m'exposait ainsi à la guillotine. Il ne parût pas s'en émouvoir le moins du monde et interpella notre délégué pour m'escorter jusqu'à la place publique. Le petit gringalet -à peine plus grand que moi, c'était dire- sauta sur ses pieds, m'arrachant un sourire.

      Il était visiblement satisfait de la balade improvisée que je venais de lui offrir et se dirigea fièrement, et avec entrain jusqu'à la porte. Il portait une chemisette en soie, assortie à un pantacourt de toile blanc, et respirait la prétention. Il était d'un tel contraste à côté du reste de la classe ! Cela lui valait souvent d'être la risée des élèves un tant soit peu conscients du monde, mais surtout de l'époque, dans laquelle nous vivions. Il était évidemment que je ne le portais pas dans mon cœur, ses réflexions machistes, et parfois même racistes, lui avaient souvent attiré quelques unes de mes plus véhémentes répliques. Mon caractère électrique me donnait un certain charisme, parler en public n'était pas une galère pour moi, bien au contraire. Ainsi, j'avais mes opinions, et je les défendais; Gregory en avait d'ailleurs fait l'amère découverte.

      Sans mot dire, je glissai entre les rangs, me retrouvant à ses côtés, bien trop rapidement à mon goût. Le parfum hors de prix qu'il arborait avec arrogance me chatouilla les narines, me dépouillant d'un éternuement. Il sauta sur l'occasion pour faire preuve de son autorité, et me saisit le bras à la manière d'un gardien escortant son prisonnier le long de la ligne verte. D'un geste vif et brutal, je brisai violemment cette étreinte, lui offrant le plus cruel loup de mon arsenal de dissuasion qui aurait découragé quiconque de recommencer. Baissant les yeux, honteux, il ouvrit la porte. Je jetai un dernier regard à mon ancienne voisine, qui parût désolée. Je lui offris un sourire réconfortant et un soupir en observant le délégué avec un dégoût non feint.

      Nous quittâmes donc la salle de classe, lui sur mes talons. Le couloir était baigné par un désagréable halo artificiel, les imposantes portes coupe feu interdisant à la lumière de sortir de leur léthargie les esclaves du système éducatif. Les numéros des salles défilaient devant mes yeux, heureusement, nous étions au troisième étage, ce qui me laissait environ quatre vingt dix marches de répit avant de devoir affronter Cerbère, le directeur de l'établissement qui dégainait les avertissements plus vite que son ombre. Finalement, je m'aperçus que Gregory, le petit mouchard à lunettes, tressaillait à intervalles réguliers, dansant d'un pied sur l'autre derrière moi.

      « Donne moi ça ! Lui soufflai-je, mordante, en saisissant sans ménagement le post it qui m'asservissait d'une punition exemplaire, dont je sortirais martyre. Je connais le chemin, vas aux toilettes avant de te faire dessus au milieu du couloir ! »

      De la pitié ? Peut être. Le fait était que ce délégué avait truqué les élections et dénoncer un nombre de fois incalculable les honnêtes élèves pour se laver de tous soupçons auprès des professeurs. Il était fondamentalement mauvais, et prêt à tout pour réussir; et tricher, faisait également parti des paramètres susceptibles d'intervenir dans son ascension personnelle. Forte tête et rancunière, je le haïssais, tout bonnement d'autant plus après la dernière mésaventure de Chloé, ma partenaire de sciences naturelles. Il ne lui avait fallu que dix minutes pour gaver notre enseignant de son venin, et ce dernier avait aussitôt exclu la jeune innocente de son cours après l'avoir accusée d'être à l'origine des vols à répétitions survenus quelques semaines auparavant. Seulement, je ne pouvais me résigner à le voir ainsi, trépignant, bien que je ne doutais pas un seul instant qu'il me poignarderait dans le dos à la prochaine occasion. Il m'observa un instant, ses yeux suspicieux se posèrent sur moi à la manière d'une taupe, comme cherchant à identifier si mes intentions étaient louables, ou si je souhaitais prendre la poudre d'escampette. L'inquisition fut longue, mais le verdict clément, et il tourna les talons en direction des toilettes les plus proches.

      Cependant, il se stoppa net avant de me faire volte face, son regard de vipère plongé dans le mien. Hébétée, je l'observai, cherchant un élément de réponse cohérent quant à sa réaction, pour le moins excessive. Ses traits étaient déchirés par la colère, j'y distinguais également de l'envie. C'est alors qu'il prit la parole, de cette même voix mielleuse et écœurante dont il faisait preuve avec nos professeurs.

      « J'ai un marché à te proposer Forkson... Je suis prêt à parler avec le directeur et amoindrir ta peine... Je suis dans ses petits papiers, ce ne sera pas bien difficile... »

      « A quoi dois je cet honneur ? » répondis je aussitôt, décontenancée par la soudaine gentillesse dont il faisait preuve, bien que je n'eus aucun doute quant à l'existence d'une quelconque condition.

      « Ma bonne humeur dirons nous... Je te propose un marché en réalité... Je ne te demanderais qu'une seule et unique chose : te planter aux prochains examens, histoire que je puisse être le premier de classe... »

      « Espèce de pourriture ! » Le tocsin fut suivi du châtiment, et mon poing fendit l'air avant de s'écraser sur le nez de Grégory. Ce dernier émit un craquement sinistre qui eut le mérite de m'arracher un sourire.

      Lui léguer ma place de première de la classe ce trimestre n'avait pour moi rien d'un supplice, au contraire. Seulement, j'imaginais aisément qu'avoir été lamentablement battu -par une fille, de surcroit- l'avait rendu plus docile. Cependant, je savais également que ma moyenne influencerait le montant de la bourse que l'accorderait l'Etat... Et lui aussi...

      « Tu n'es qu'un sale petit merdeux prétentieux ! Tu sais parfaitement que je perdrais ma bourse ! Tu me donnes envie de vomir ! »

      Un professeur ouvrit aussitôt la porte de sa classe, alerté par notre discussion qui avait perdu sa discrétion originelle. Son regard fut immédiatement attiré par le nez ensanglanté de Grégory. Bien qu'il l'avait amplement mérité - je m'étais exprimée au nom de notre classe entière-, je savais pertinemment que cela n'arrangerait rien à la galère dans laquelle j'avais embarqué... L'après midi fut longue, et les remontrances aussi douloureuses que prévues. Mon dossier scolaire se vit entaché d'un gros gribouillis noir : unique avertissement de mon parcours, mais le jeu en valait la chandelle... Mon portable avait été inondé de messages en tout genre provenant de mes amis, me félicitant de ce geste, même s'il s'avérait excessif... Mes parents avaient été appelés au lycée et le regard noir qu'ils m'avaient lancé m'avait refroidie quant à l'idée de passer une bonne soirée...

      La voiture filait sur la voie rapide depuis plusieurs minutes. Mon frère, Casey, m'observait d'un œil curieux. Je savais à quel point il pouvait être surpris par les évènements de la matinée. Il ne m'avait encore jamais vu mettre mes menaces à exécution, même s'il fallait avouer que mon caractère bien trempé n'était pour lui, pas une découverte. Intérieurement, j'étais certaine qu'il jurait contre Grégory, imaginant sans aucun doute qu'il était allé trop loin pour que je lui mette mon poing dans la figure... Timidement, je lui souris, et il me le rendit aussitôt, guettant dans le rétroviseur le regard froid de Jake. Sa tignasse d'un blond blé éclatant était malmené par les courants d'air, alors que l'azur de ses yeux reflétaient les frêles rayons de l'astre. C'est alors que son visage fut empreint d'un loup de frayeur. Je ne cernai pas tout suite l'objet de sa torpeur, mais le glas qui s'échappa du klaxon du poids lourd me laissa sans voix. Mon père fit un écart monumental...

      En vain. Le semi remorque percuta de plein fouet arrière de la voiture, du côté de Casey. Le choc fut tel, que je n'arrive toujours pas à mobiliser les souvenirs de ces quelques secondes. Je ne me souviens que de la froideur du bitume sur ma joue ensanglantée. Mes paupières, lourdes et brûlantes, m'arrachèrent une grimace lorsqu'elles se soulevèrent enfin. Mes prunelles ne distinguèrent alors qu'une nébuleuse dorée parsemée de carmin. Je dus plisser les yeux pour enfin comprendre ce que cette masse inerte représentait... Casey, immobile, m'observait, le regard vide, inexpressif...

      « Casey... Casey ... »

      Je l'appelai. Encore et encore. Jusqu'à ce que finalement, ma voix fragile ne s'éteigne...

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Dernière édition par Quinn Forkson le Jeu 30 Oct - 21:57, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:26




    Chapitre II
    Je sais que l'horreur n'est qu'une question de point de vue
    ...


      La sirène vomissait son assourdissant brouhaha dans la ruelle lorsque l'une des équipes de médecins de l'hôpital de Cheyenne arriva à l'entrée des urgences. Tous papillonnaient, appréhendant ce que leur réservait l'ambulance qui déboula bruyamment en un terrible crissement de pneus. Ils étaient six. Une tignasse blonde semblait se détacher des autres, attribuant à ses internes les différentes opérations. Quinn fut la première à s'avancer vers le véhicule, d'un pas vif et assuré. Aussitôt, les ambulanciers ouvrirent les portes à l'arrière, débitant leur compte rendu comme des automates.

      « Femme blanche de vingt six ans, grièvement atteinte à la carotide. Elle a perdu beaucoup de sang. Celui là c'est un homme, blanc lui aussi, âgé de 55 ans, sa jambe a été sanctionnée et il a perdu énormément de sang. »

      « Davis, Rivers et Gordon vous prenez l'homme. Evan et Coven avec moi, on s'occupe d'elle. »

      Tout en délivrant ses précieuses instructions, le résident s'empressa de fouiller dans les poches des victimes, tout en suivant le rythme effréné des brancards à travers les couloirs. Les néons défilaient au dessus de la jeune femme, les yeux grands ouverts. Quinn trouva enfin leurs portefeuilles et saisit les cartes de donneur d'organe qui s'y trouvaient.

      « J'ai besoin de 2 poches d'AB négatif de toute urgence et 2 de A positif. Coven, libère moi 2 blocs et appelle moi le Dr Collins, son cœur ne tiendra pas très longtemps. » L'interne ne tarda pas et déjà, le martèlement de ses pas se dissipa dans le couloir. Sous les yeux intrigués des patients dans la salle d'attente, le cortège funèbre rejoignit l'un des blocs libérés. Aussitôt, la femme fut intubée par la jeune Rivers, tremblotante sous le regard attentif du chirurgien.

      « C'est bon je prends le relais. » fit elle alors à l'adresse de l'ambulancier qui compressait toujours la blessure. Avec précaution, elle souleva la gaze, observant l'étendue des dégats. Son cou semblait avoir été lacéré et la carotide laissa s'échapper une rivière de rubis sur le brancard. « Les sutures vite ! L'artère a été sectionnée ! »

      L'équipe médicale passa trois heures au bloc à tenter de mettre fin au flot continu de sang que laissait s'échapper le cou de la jeune femme. Son cœur rendit finalement les armes lorsque l'une des infirmières entra dans la salle des opérations, informant Quinn que l'autre victime n'avait pas survécu. Finalement, elle décida de stopper le massage cardiaque qu'elle avait entrepris plusieurs minutes auparavant alors que l'un de ses internes tentait tant bien que mal de l'en dissuader.

      « Heure de la mort, 16h42. »

      Le chirurgien abandonna les épais gants en latex dans un bruit d'élastique claqué. Le carmin qui entachait sa blouse azure ne lui donnait plus de nausées, mais les circonstances étaient particulières, et sa gorge se noua finalement sous l'émotion. Quelque chose clochait, elle en avait l'intime conviction. Ses pas la menèrent finalement jusqu'à l'une des salles de gardes et où passa de l'eau sur son visage. Un moment, elle resta face à son reflet, cherchant sans aucun doute à retrouver les traits de cette jeune femme qu'elle n'avait pas réussi à arracher aux griffes de la faucheuse. Ses doigts démêlèrent sa crinière dorée en bataille alors qu'elle essayait de remettre ses idées à leurs places. Ce n'était pas la première fois... Des phénomènes de plus en plus curieux s'amoncelaient sous ses yeux sans qu'elle puisse y trouver une explication rationnelle. Ses nuits en devenaient agitées, des cauchemars s'ajoutaient sournoisement au visage perpétuel de Casey qui ponctuait son sommeil depuis ses 17 ans.

      Ereintée, Quinn se laissa tombée sur l'un des lits, laissant son esprit vagabonder, à la recherche d'un détail qui lui aurait échappé. Doucement, ses paupières tombèrent, l'obscurité déposa son long manteau, pansant ses plaies. Le sommeil ne tarda pas à s'emparer d'elle, laissant ses songes prendre la place de ses réflexions vaines. Casey ne se fit pas attendre, et déjà, la jeune femme contemplait ses traits, en quête de réponse. C'était devenue une habitude, à chaque fois qu'elle se laissait aller dans les bras de Morphée, elle dialoguait avec lui, reflet de sa conscience sans aucun doute. Lorsque l'on dit que la nuit porte conseil, pour Quinn, il s'agissait de son frère. Elle repensait alors à sa vie, revoyait les moments les plus agréables comme les plus difficiles, ceux passés à ses côtés, et les autres, amères et sans saveur. C'est de cette manière qu'elle avait enfin trouvé de quoi donné un sens à sa vie, un nouveau souffle, après la perte de celui qu'elle considérait jadis comme sa moitié. Même si le sentiment de culpabilité ne l'avait jamais abandonnée, le désir de sauver des vies qui avait émergé de son deuil avait su lui faire garder la tête hors de l'eau et lui donner le courage nécessaire pour traverser cette épreuve. Ainsi elle avait réussi, elle avait affronté ses remords dans l'espoir qu'un jour, elle se pardonne à elle même pour une faute qu'elle n'avait pas commise. Seulement, ce n'est pas indemne qu'elle est sortie de cet accident, et la crainte perpétuelle qu'elle a depuis ce jour semble l'oppresser, la contraindre à une vie solitaire de peur de s'attacher et de finir par perdre le peu qu'elle possède.

      Soudain, Casey lui souffla quelque chose à l'oreille, quelque chose à laquelle elle n'avait pas encore pensé. Quinn se réveilla en sursaut, menaçant de percuter le lit superposé au sien. Elle resta un instant immobile analysant ce que les vagues du sommeil avait apporté dans l'écume de sa somnolence. C'est alors qu'elle sortit de la pièce, oubliant son beeper dans son casier. Son pas, vif et félin, attira inexorablement les regards curieux de ses internes, le visage blafard après les pertes de l'après midi. D'un geste dénué de toute douceur, elle ouvrit à la volet les battants de la porte de la morgue. Le froid ambiant lui arracha un frisson qui se fraya un chemin du bas de son dos jusque dans son cou. Le remplaçant de Janet, fraichement sorti de la faculté, se tenait devant le corps de sa patiente, tout du moins, de ce qu'il en restait. Sa voix habituellement claire et suave le somma de quitter la pièce, ne laissant aucune hypothétique réplique se mettre en travers de son chemin.

      L'inquisition qu'elle entreprit fut celle d'une acharnée. Le cou de la jeune femme fut scruté dans ses moindres détails. Et ses recherches furent payantes... Son travail ressemblait de plus en plus à de la couture, tant l'état de l'innocente laissait à désirer. Un mélange de sentiments s'empara d'elle lorsqu'elle reconstitua la peau diaphane du cadavre. Elle avait l'impression d'être un cocktail qui aurait été mal secoué, en proie simultanément à l'angoisse, l'excitation et la curiosité. Finalement, elle saisit son portable et photographia le puzzle lorsqu'il fut achevé.

      Le résultat la laissa sans voix...



    HORS-JEU


    Age : 17 ans et toutes mes dents ! Smile

    Personnalité sur l'avatar : Reese Witherspoon.

    Votre niveau de RP :

    ■ ■ ■ ■ ■ Orthographe : La plaie de tous les étudiants je suppose. Je n'ai jamais reçu de prix ni de félicitations quant quant à l'absence de faute d'orthographe dans mes copies, j'en déduis que mon niveau se situe autour de la moyenne. Si j'avais pu, j'aurais mis 2.5, histoire d'être fidèle à ma pensée.

    ■ ■ ■ ■ ■ Conjugaison : Idem que pour l'orthographe, les erreurs sont si vite arrivées... Une étourderie, un manque de temps, et c'est le drame ! Quoiqu'il en soit, je fais mon possible pour corriger cette tare qui me paraît universelle, du moins, chez les gens que je côtoie !

    ■ ■ ■ ■Grammaire : Dans ce domaine, je m'applique particulièrement, ayant trop souvent été critiquée pour la complexité de mes phrases à rallonges. Je tente donc de corriger au maximum cette sale habitude (j'ai tellement à dire que mes pensées empiètent sur ce que j'écris et cela devient vite incompréhensible !)

    ■ ■ ■ ■Vocabulaire : C'est sans aucun doute ce qui m'attire le plus dans l'écriture. J'adore enrichir mon vocabulaire et mon dictionnaire de synonymes n'est jamais très loin. Allergiques aux répétitions, il m'arrive cependant d'être confuse dans mon désir de bien faire et de vouloir substituer à des mots simples, des synonymes trop complexes.

    ■ ■ ■ ■ ■ Nombre de lignes : Point noir de mes fiches de présentations et de mes rp, c'est évidemment le nombre de lignes qui laisse parfois à désirer -si ce n'est souvent. Bien que passionnée par les descriptions de paysages, j'ai beaucoup de mal à égaler la longueur des posts de mes acolytes...

    ■ ■ ■ ■ ■ Imagination : Considérant l'imagination comme la plus grande des capacités humaines, c'est sans aucun doute un point sur lequel je ne m'inquiète pas. Même si quelques fois l'inspiration n'est pas au rendez vous, il est rare que je sois "bloquée" dans un rp, trouvant la plupart du temps une anecdote ou une péripétie à ajouter.

    ■ ■ ■ ■ ■ Implication dans le RP : S'il y avait eu 10 carrés, je les aurais tous colorés. J'ai beaucoup de mal à trouver des forums de l'envergure du vôtre, il est certain que ma présence sera régulière si ce n'est permanente ! Vous ne vous débarrasserez plus de moi !

    Où avez-vous connu le forum ? Hum... Grâce à un partenariat il me semble ! Je ne saurais vous dire lequel cependant !

    Commentaires : Oui, en effet, j'en ai un ! Je suis ravie d'être tombée sur ce forum pour la simple et bonne raison que je crois connaitre les administrateurs, ayant été modératrice à leurs côtés il y a quelques temps. Si je ne m'abuse, je crois reconnaitre certains vampires de Bloody Tales ! Je vous laisse sur votre faim... Mon identité restera secrète ! Razz De plus, est il possible de me réserver le rôle ?

    Crédits : Un grand merci à Iveana, alias Juicee, pour ce kit merveilleux !



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Dernière édition par Quinn Forkson le Ven 31 Oct - 0:32, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:43

Tout d'abord, bienvenue parmi nous !

Concernant la fondatrice, je ne pense pas qu'elle ait été un jour sur Bloody Tales, pour les membres, je n'en sais rien, mais personellement c'est vrai que je jouais un personnage sur ce forum. Je pense que dévoiler mon identité n'est pas nécessaire dans le sens ou mon personnage ici est un peu la continuité de celui que j'avais alors et que je n'avais que trop peu joué. Concernant le tiens j'ai bien deux idées, mais rien pour l'instant ne me met sur la piste, j'attends de voir ta fiche, parce que l'une des personnes à qui je pense avait une façon d'écrire bien à elle.

Bref, courage pour ta fiche ^_^

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Quinn Forkson

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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:48


    Merci beaucoup pour cet accueil ! Je te laisse donc chercher Wink et retourne de ce pas à ma fiche !
    Désolée pour l'absence d'avatar, mais mes talents en créations graphiques sont très, très limités ! J'attends d'en trouver un qui corresponde à Quinn...
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Andreï Selivan
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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 22:51

Pour l'instant l'absence d'avatar n'est pas génant, mais il sera nécessaire pour te faire validé, alors si tu n'en trouve pas à ta convenance sur le net, je t'invite à passer commande dans la section "Le Petit Musée des Horreurs".

Sur ce, j'arrête de flooder inutilement.

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Iveana L. Santoni
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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Mer 29 Oct - 23:40

    Je ne connais pas Bloody Tales, et je n'ai aucune idée de ton identité mais tu es tout de même la bienvenue !

    Heureuse de trouver un nouveau membre qui compte s'impliquer dans le forum ça fait plaisir <3

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    You take the breath right out of me.
    You left a hole where my heart should be.
    You got to fight just to make it through,
    'cause I will be the death of you.


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Quinn Forkson

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Ambitions: Assouvir ma curiosité ?

MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Ven 31 Oct - 0:36


    Merci beaucoup ! Wink
    Il me semble avoir terminé !
    Je tiens d'ors et déjà à m'excuser pour ce qui concerne le chapitre I, je l'ai rédigé à la première personne (je sais je suis une boulette) je me suis rendue compte trop tard qu'il fallait le faire à la troisième cute
    J'espère que cela vous conviendra, sinon et bien ... Je recommencerais Razz

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MessageSujet: Re: { Quinn • Forkson }   Ven 31 Oct - 0:59

C'est parfait, concernant le chapitre I c'est excusé, tu t'es bien rattrapé au deuxième, c'est le plus important. Très belle écriture, fluide, j'aime vraiment beaucoup !

Je VALIDE, bien sûr et te souhaite officiellement, bienvenue parmi nous.

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