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 TC : 1, 2, 3, nous irons aux bois.

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AuteurMessage
Yacinthe L. Gravers
MDJ | Je décide, vous obéissez
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Nombre de messages : 5
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MessageSujet: TC : 1, 2, 3, nous irons aux bois.   Sam 6 Déc - 2:21

TOPIC COLLECTIF 1 : 1, 2, 3, nous irons aux bois.
4ème nuit.



    Ce soir-là, comme depuis quelques jours, le froid semblait plus difficile à supporter, il s'infiltrait partout, dans les maisons, il gelait les corps à travers les vêtements. La ville entière était paralysée et même les lycans peinaient à cette température, seul les vampires y était totalement indifférent. La forêt elle-même semblait s'être repliée, comme pour lutter contre le froid, elle n'avait jamais parue si sordide.

    Au-dessus des deux sentinelles le vent hurlait dans les quelques feuilles qui n'étaient pas encore tombées à terre. Avec ce bruit, difficile de percevoir le cri de douleur poussé par un homme agonisant, et pourtant il était bien là, s'amplifiant doucement pour se muer en un râle de douleur atroce.


PARTICIPANTS :
- MDJ
- Iveana L. Santoni
- Tarlach Vaughn
- Quinn Forkson


La liste des participants fera office d'ordre de passage par défaut, néanmoins si l'un d'entre vous souhaite à tout prix réagir au post précédent alors que son tour n'est pas encore venu, il pourra poster un STOP et aura 48 heures pour éditer son message avec sa réponse, sans quoi le topic continuera sur sa lancé. De même si l'un des participants estime ne rien avoir à dire de pertinent alors il pourra poster un JE PASSE, message qui sera supprimé par un administrateur dès qu'une réponse sera postée à la suite.

Par la présente, le tour du MDJ est passé, vous pouvez dès à présent poster à la suite.
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Iveana L. Santoni
BLOODY ADMIN | Maybe your worst nightmare...
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Bloody Tales
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Ambitions: Gagner l'entier respect du clan.

MessageSujet: Re: TC : 1, 2, 3, nous irons aux bois.   Ven 12 Déc - 17:23


IVEANA SANTONI & TARCLACH VAUGHN & QUINN FORKSON


Deux heures, trente six minutes. C’était la durée de l’emprisonnement d’Iveanna. La vampire tournait en rond dans sa chambre, s’arrêtant régulièrement devant l’imposante horloge qui ornait l’un des murs de la pièce. Elle avait été confinée ici par Yacinthe et même Odrean était venu s’assurer qu’elle ne bougerait pas du manoir. Inutile de préciser qu’elle ruminait depuis un bon moment et ne tenait guère plus en place. Elle était furieuse, oui, elle était en colère contre son père. Pourquoi l’avait-il mise ainsi de côté ? Elle savait que de grandes choses se préparaient ce soir et ne supportait pas d’être mise à l’écart de la sorte. Après tout, n’avait-il pas prévu de faire d’elle l’héritière de son trône ? Son attitude était tout à fait incompatible avec les projets qu’il avait pour elle. Il se montrait beaucoup trop protecteur à son goût. Il était bien trop souvent derrière son dos et la présence d’Odrean n’arrangeait rien. Elle n’était pas une gamine. Iveana se considérait comme plutôt stable et mature pour un vampire. Elle n’était pas un nouveau-né, elle avait bien vécu, ses deux existences étaient là pour le prouver. Alors pourquoi la surprotéger comme ça ?

Envoyant valser le dernier morceau de papier déchiqueter qu’elle tenait entre les mains la belle brune rejoignit son lit sur lequel elle se laissa choir avec une grâce surnaturelle. Elle n’était décidemment pas faite pour rester immobile et encore moins pour rester enfermée dans sa propre chambre. Si elle ne pouvait pas aller à cette réunion secrète tant pis, elle trouverait bien autre chose à faire. Les avertissements d’Odrean lui revinrent en mémoire et prit vie sur le visage de la jeune femme une expression de défi. Elle était de ceux qui font principalement le contraire de ce qu’on leur ordonne. Ou plutôt faisait-elle le plus souvent ce dont elle avait envie, sans se soucier des autres ni des conséquences que cela pouvait avoir. C’était le principal reproche que lui faisait Yacinthe. Lui répétant souvent que pour devenir un leader il fallait savoir prendre en compte les envies et les besoins de chacun. Lorsqu’il lui faisait ce sermon elle se laissait le plus souvent aller à un éclat de rire cristallin et léger avant de répliquer que dans ce cas cette « carrière » ne l’intéressait pas le moins du monde. Elle avait appris à faire avec sa nouvelle condition, elle ne se souvenait désormais que de peu d’éléments de son passé et n’imaginait même plus ce qu’était la vie humaine. Elle se satisfaisait pleinement de sa nature de vampire. Il faut dire que lorsque vous n’avez aucun autre choix que de vivre avec, vous vous faites plus facilement à votre nouvelle vie. Iveana avait été un nouveau-né plutôt différent de la plupart. Bien sûr elle avait été ingérable lorsque les premières faims de sang étaient apparues mais jamais, pas une seule fois, elle n’avait exprimé ou ressentit le désir de mourir ou de retourner à sa vie d’humaine. Il faut dire que son existence de mortelle n’avait pas été des plus réjouissante. Après sa transformation elle avait trouvé une famille, une raison de « vivre » et c’était ce qui avait suffi à ce qu’elle ne se batte pas contre sa nouvelle nature monstrueuse.

Se relevant brusquement elle fixa la pendule. Vingt-trois heure. Ouvrant la porte de sa penderie d’un geste vif la jeune femme attrapa une longue cape de velours. Sa préférée. D’une couleur sombre, agrémentée d’une large capuche, le manteau était celui que la vampire choisissait dès qu’elle voulait sortir sans trop se faire remarquer. Elle avait un don inné pour passer inaperçue. Autant quand elle le voulait elle pouvait entrer dans une pièce et faire se retourner toutes les personnes sur son passage, autant si elle désirait réellement être discrète elle devenait quasiment invisible. Son visage angélique, d’une beauté presque indécente, se fendit d’un sourire démoniaque à en faire trembler plus d’un. Enfilant son vêtement elle se faufila dans le couloir attenant à ses quartiers et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire elle fut à l’extérieur du manoir, filant vers la forêt, d’une démarche sautillante et sans égale. Le vent froid fouettait son visage translucide sans qu’elle n’y prête la moindre attention. Elle n’était plus sensible au froid. A dire vrai elle n’était plus sensible à rien. S’échappant des faibles lumières des lampions qui ornaient les allées de la propriété la jeune femme s’enfonça dans les profondeurs de la forêt. Son but n’était pas encore déterminé. Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle avait besoin de se retrouver dans un univers hostile où ses capacités surhumaines seraient requises. Pourquoi pas une partie de chasse ? Marlow et Carly n’étaient pas là mais une petite traque en solitaire lui ferait le plus grand bien. Elle entendait déjà Yacinthe et Odrean l’accabler de reproche en l’apprenant. Parce qu’ils l’apprendraient. Ils étaient toujours au courant de ses moindres gestes, c’était une chose qui exaspérait Iveana au plus haut point. Certes les craintes étaient justifiées en ces temps des plus confus. Depuis quelques semaines en effet, la ville faisait face à l’arrivée d’autres êtres, beaucoup moins discrets que les immortels de Cheyenne. Les tensions entre les loups et les vampires n’avaient jamais été aussi exacerbées et il était de plus en plus risqué de mettre un pied dehors, même pour les vampires eux-mêmes. Mais la jeune Santoni aimait le risque, à vrai dire la plupart du temps elle se mettait elle-même et de façon délibérée dans les pires situations pour se mettre à l’épreuve. C’était un besoin qu’elle avait pour se sentir « vivante ».

Sa cape s’accrocha dans une branche au moment même où un cri effroyable déchira le silence pesant qui régnait. Iveana connaissait ce cri. Elle en avait été de nombreuses fois à l’origine. Un cri strident mêlant effroi et désespoir. Un cri humain. Un humain qui se retrouvait face à son pire cauchemar. Détachant son vêtement de l’emprise de l’arbre elle le resserra autour et s’élança en direction du cri. Ou est-ce ce qu’elle projetait de faire avant une poigne de fer se ressert sur son bras, l’empêchant de faire le moindre pas en avant.

_________________
    © Make_me_irish

    You take the breath right out of me.
    You left a hole where my heart should be.
    You got to fight just to make it through,
    'cause I will be the death of you.


    BREAKING BENJAMIN - Breath

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Tarlach Vaughn

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MessageSujet: Re: TC : 1, 2, 3, nous irons aux bois.   Dim 14 Déc - 13:54

    Depuis le crépuscule, Tarlach était assis sur le toit, camouflé d’un coté par la cheminée qui le cachait aux yeux d’un curieux qui auraient pu lever les yeux en l’air. Le vampire était dans l’une de ses transes qui pouvaient s’apparenter à un mode en veille. La possibilité de dormir lui avait été retiré il y a de cela des centaines d’années. Comme ci l’éternité n’était pas assez longue comme ça, il fallait qu’il n’en perde aucun moment. A croire que la vie n’est qu’une énorme blague pleine de sarcasmes et de rancœur. On aurait pu dire que Dieu était un grand amateur d’ironie, seulement, il y avait également longtemps que le vampire avait arrêté de croire en un quelconque dieu. Environ cinquante après sa transformation, une fois qu’il a compris que la vie qu’il mènerait ne serait que damnation et que de nombreux sentiments humains l’ont quitté. Déjà peu humaniste – quoi de plus normal pour un fils de chez de guerre- sa nouvelle nature n’a fait qu’exacerber ce manque. Sortant de cette torpeur ses yeux se posèrent finalement sur la lune qui parvenait à imposer sa présence au fur et à mesure que l’obscurité grandissait. Il lui était impossible de dire si plusieurs heures ou quelques secondes s’étaient écoulées pendant que son cerveau avait été déconnecté du reste.

    Entre le froid glacial et les événements récents, la ville était plongée dans un coma morbide. Pas un bruit, pas un mouvement ne pouvait indiquer la moindre présence de vie humaine. Le vent était le seul acteur et il en profitait bien, les cheveux du vampire déjà peu coiffés, s’emmêlaient au gré des rafales alors poussait un discret soupir. La maison était vide, nombreux étaient ceux qui étaient partis pour gérer la crise et lui… Il était condamné à rester ici. Tarlach était persuadé qu’on l’avait fait garder la maison tout simplement que qu’Iveana, la favorite de Yacinthe, ne vienne pas crier au scandale. A cette pensée, sa mâchoire se resserra d’autant plus pour tenter de ne pas laisser sortir toute la colère et l’amertume qui lui montait à la bouche. Lui qui était l’un des plus vieux, toujours présent dans la bataille, on le laissait en retrait avec une enfant capricieuse… Ses mauvais songes furent interrompus quand des bruits imperceptibles pour un humain alertèrent son attention, cela venait de la maison… Il semblerait qu’une certaines personnes – Non, non il ne prononcerait pas son prénom sous peine de s’énerver encore plus- ne tienne plus en place.

    Restant immobile pour ne pas trahir sa présence, il observa la jeune femme s’en allait, elle désobéissait aux ordres..Bah.. comme d’habitude, sauf que les conséquences seraient mineures pour elle, le chef était bien trop indulgent avec elle et peut être qu’ils en payeront le prix aujourd’hui. Tarlach ne bougerait pas ! Qu’elle paye le prix de son inconscience, s’il lui arrive malheur, la boucle serait bouclée et il arrêtait de se poser cette question qui le hante depuis des décennies. Pourquoi l’avoir ramené ? Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles, il resta à nouveau immobile, fixant l’endroit ou elle avait disparue, son instinct s’éveillait au fur et à mesure. Quelque chose clochait. Oui, il ne pouvait s’empêcher d’avoir se pressentiment sans pouvoir le matérialiser. Le vampire se déchira alors en deux, l’une voulant rester inexorablement ici et l’autre voulant aller voir ce qui allait se produire. Sauf que la deuxième option impliquait sans aucun doute de se retrouver aux cotés de l’autre…Mouarf… Un sentiment d’exaspération le prit alors qu’il sautait du toit pour atterrir devant la maison, son regard se posa sur la bâtisse. Ils n’avaient pas à craindre d’intrus, les gens étaient bien trop inquiets à leur sujet pour risquer de s’y aventurer dedans.

    Tarlach se rendit donc jusqu'à la lisière de la foret sans avoir pris de veste- à quoi bon après tout- avant de s’y stopper pour y renifler l’air. Une odeur caractéristique lui montait dans le nez alors qu’une autre lui semblait…vaporeuse, particulière… Fronçant les sourcils, le vampire se sentit blessé dans son ego, il avait toujours été un excellent traqueur grâce à ses instincts pourquoi lui faisaient ils défaut aujourd’hui. D’autant plus contrarié, le vampire s’enfonça sans plus attendre dans la foret, remontant à toute vitesse vers sa piste qui le mena finalement à elle. Apparemment, elle ne l’avait pas vu ou sentit venir – son égo remontait quelque peu- alors qu’il lui attrapait le bras. Posant un doigt devant ses lèvres glaciales, il lui intima le silence alors que son regard sévère se posait plus loin.
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MessageSujet: Re: TC : 1, 2, 3, nous irons aux bois.   

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